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Si les feuilles déchoient, lors, en cette saison,
Ce n’est pas sans raison, sentant qu’on les regarde,
Les arbres distinguent, criant à trahison !
L’automne gris s’enfuit en attitudes hagardes.
Ciel gèle sous brume, enveloppant les toits,
C’est trêve hivernale ce climat détestable…
Nichant mains en poches, pour que ne gourd nos doigts,
Dès l'aube, avant soleil, ce frileux, cet instable.
Ronde des frondaisons, ouverte à tous les vents,
Contre tous les bonheurs, dans le temps garde trace,
Parsemée d’obstacles, semé de lacs d’antan,
Revoici la bûche qui fait fondre la glace !
Nuages osant braver les hivers rigoureux,
Ôtant de la face du soleil son voilage,
Effrontés en leur course et non point vertueux,
Puis ils s'évaporent dans la langueur des âges.
La nue fugitive vexe les grands vents,
Sur nocturne rivage et murmure aux oreilles,
Un souffle de sagesse à rentrer dans le rang.
Manteau sombre de nuit entretient le réveille ;
Pour ne plus s’engloutir en fonds des océans,
Où meurt le souvenir de ces temps monotones,
Temps d’arrière-saison jouant comme un enfant,
Sur la grève d’un ru quand un orage tonne !
Dimanche 3 octobre 2021 Marcel, alias plumedefou
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