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Dès potron-minet ciel présentait ses moutons,
Lune souriante jouait à cache-cache,
Au courtil de mes vers pour y trouver la cache,
Vis-à-vis du linge courant sur tous les tons !
C’est alors que le temps débouclait toile invisible,
Laissant toutes rimes choir à l’ombre de nuit…
Secouant draps des cieux très au-dessus du puit,
Pour que vers des strophes montrent côté risible.
C’est au matin très clair que le seigneur soleil,
Dissipa de ses rais, les acrostiches moires,
Si douces en leurs pâquis, il eut peur dérisoire.
Les voir pendre aux fils arachnéens vermeil.
Chaque matin l*'aiguail était bue par ramées,
Dans le silence pur de l’azur serein…
C’est là que les sonnets étaient souverains,
En montant dans les airs pour défaire gelée !
Les trames invisibles, des cieux céruléens,
Livraient à tout passant la *tenson personnelle…
Et les oiseaux brodaient poèmes et ritournelles.
En ajours de beauté, nature en fut l’écrin !
Lundi 24 mai 2021 Marcel, alias plumedefou
*'aiguail : 1.Rosée qui demeure sur les feuilles, les herbes et les arbres.
*tenson : joute verbale basée sur le dialogue et la discussion, en occitan est un genre poétique issu de la tradition des troubadours !
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