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L’inconnu est proche, là, en dehors du temps,
Poussé par une force étrangère au présent,
Ignoré du passé qui d’oubli en déborde,
Sur le futur voulu, vagabonde un exorde.
Bien dissimulé dans l’espace infini,
Il croise l’actuel, dépassant le failli !
Il veut parler au guet, dès l’instant, du désordre,
Sans fin et dans un but, de ce qui est droit, le tordre.
Vois, mousse de rosée et monde de soleils,
Qui jette sur chemin le récité vermeil.
En ces journées du vent dans ramées parfumées,
Les contes des forêts chantent foi empêchée.
Les pleurs un peu tardifs des nuages perdus,
Aux vallons, ils mouillent la zone des talus,
Fécondant les herbes bonnes ou mauvaises, qu’importe,
Cette manne chanceuse est près de toutes portes…
Fécondée pour la vie en déclin de la nuit,
Prête à être coupée, voulant donner son fruit.
Le secret reconnu au milieu de l’aurore,
Dévoilement discret, émergeant d’une amphore.
Empruntant les sentiers escaladant les cieux,
Le mystère s’approche et frôle tous les lieux.
De ses ailes couvrant certaines vues intimes,
Il se charge des pleurs, s’en allant jusqu’aux cimes !
Surprenant les esprits par tous ses attributs,
Tel vaillant chevalier qui dans le Graal eut bus.
Cette inaccessible figure intemporelle,
La voici empreinte de l’image irréelle !
Lundi 28 juin 2021 Marcel, alias plumedefou
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