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Je l'ai mis au labo, face à moi, ton tableau
Quand je lève les yeux, je me dis : qu'il est beau !
Est-ce l'auteur ou toi qu'il faut remercier ?
Je vous confonds un peu, veux vous associer.
J'aime cette lumière et la sérénité
Qui émanent de l'œuvre et de l'obscurité,
Mon cœur en est ému et aussi ma pensée.
Contemplant cette image et la paix dispensée,
Je demeure songeuse à cette vérité
Que plus sombre est la nuit, plus vive est la clarté,
Que pour voir la lumière, il faut l'obscurité.
Est-ce une loi, la généralité ?
L'odorat et le goût veulent la différence
Pour entendre les sons, j'ai besoin de silence.
Pour que soit le toucher, je dois sentir l'obstacle.
Touché-je justement ici à ce miracle :
La conscience naît de la dualité
La création est-elle une nécessité ?
Saint-Joseph est penché, l'outil dans ses deux mains
L'enfant porte la lampe et ignore demain.
De la scène rayonne une tranquillité
Une sorte de grâce et de limpidité.
Le peintre a su traduire avec sobriété
Quelque chose de grand dans sa simplicité. 
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