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Dans ma mémoire demeure une horde de fantômes du temps passé.
Refoulée dans les dédales de son ronronnement.
Un crépuscule s'installe dans le labyrinthe de mes pensées.
J'arrache comme un défi des fractions de temps.
Il poursuit son vol insatiable, détaché.
Son sillage corrosif se désagrège en fragments.
Hors des barrières, la raison s'émousse blessée.
Révélateur des années passées, il s'octroie une ligne en partance.
Le piéger est impossible, il nous projette, déraciné.
Du bout des doigts on en prend quelques miettes.
Le saisir chaque jour, impératif, sous peine de son envol.
Sans scrupules, le dévorer en oubliant sa fragilité muette.
Son écho nous renvoie des choses amplifiées.
Il s'égrène dans un abandon, à la sauvette.
Il nous façonne et, nous défait à grandes enjambées.
Dans sa courbure, les plis de l'oubli discret.
Il chemine, sans muselière, déchiqueté.
Sans complexe, il exhume des souvenirs superficiels.
En faire bon usage s'avère précieux.
Dans la dérive, vient l'ennui, il s'égare.
MC
février (Michelle) Délire
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