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La nuit
La nuit s’en va jouir du piercing des étoiles
Et je tatoue ton ombre sur ma peau abimée…
Le feu de mes baisers dessus tes lèvres pâles
Même dans tes refus ne s’éteindra jamais.
Tu as peut-être cru que tout peut s’oublier
Qu’un revers de la main peut effacer des traces…
Mais certains mots d’amour ne peuvent se gommer,
Dans cœur le o, le e si tendrement s’enlacent.
La nuit s’en va jouir sous un rayon de lune
Qui aime s’accoupler avec la voie lactée…
Des nuages lointains ressemblant à des dunes
Me cachent ce mirage de ton corps étiolé.
Tu as peut-être cru que les amants se lassent
Des caresses lascives sur leurs corps dénudés,
Mais les élans du cœur gardent toujours l’audace
Qui dès le premier jour les a vu s’enflammer.
La nuit va se draper dans ses amples mystères,
Se bercer d’illusions sans trouver le sommeil,
Se vautrer dans l’orgie des rêves éphémères
Qui redoutent déjà le lever du Soleil.
La nuit s’en va jouir de sa mélancolie,
Du silence des mots qui bruissent de détresse,
La nuit s’en va mourir comme une mélodie
Qui au fil des années a perdu sa jeunesse.
Claude écrit le 4 décembre 2021
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