|
A l'aube des larmes de rosée brumeuse
glissent lentement sous les pas de l'aurore.
L'air matinal est empreint de pureté vaporeuse.
Les arbres puissants, chênes, hêtres portent des couronnes d'or.
Ils annoncent l'automne et ses splendeurs.
Le vent tiède est chargé de soupirs sonores.
C'est la dernière floraison des arbustes à fleurs.
Le ciel, est toujours bleu mais la nature s'endort.
Une mousse humide dégage un parfum lourd.
Des nuages blancs, effilochés trouent le ciel.
Des oiseaux retardataires lancent des trilles en troubadours.
La bordure des sentiers poussiéreux est semée d'airelles.
Dans les ornières stagnent des godets d'eau dormante
où se désaltèrent les becs, parfois en bagarres.
Les oripeaux des arbres dépouillés croupissent sur la terre mouvante.
Sous nos pas, s'est tissé un tapis de feuilles figuratif du brocart.
Derrière les roseaux, l'envol des cols verts
laissent échapper une clameur assourdissante.
Le passage des grues cendrées en escadrilles, comparables à une formation de l'armée de l'air.
Eperdues, leurs cris rauques nous percent les tympans.
MC/fevrier - Michelle (Délire) Fin 1ère partie
|