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Je chante la chanson
Je chante la chanson qui se veut en vers libres
Et brise les barreaux qui sont une obsession,
Les cordes de guitare se jouent de tout et vibrent
Dans un galimatias qui cherche l’unisson.
Je chante la chanson qui n’a plus d’état d’âme
Et qui se prostitue en manque d’affection,
En brisant ses talons aux creux du macadam
Qui refait le trottoir au gré de ses pulsions.
Je chante la chanson qui entre ouvre les lèvres
Pour mettre du panache à ses simples couplets.
Pas trop intellectuelle, sans mépriser le mièvre…
Juste un air qu’on retient sans y être attaché.
Je chante la chanson, je la crois sur parole
Surtout quand elle me dit qu’elle manque d’auteurs,
Et qu’il ne suffit pas d’avoir quelques idoles
Pour qu’un titre insipide soit repris par des chœurs.
Je chante la chanson qui n’est qu’un gazouillis,
Comme le fait l’oiseau aux portes du Printemps,
Quand l’hiver endormi sort de sa léthargie
L’alouette cachée dans le taillis d’un champ.
Je chante la chanson sur laquelle tu planches
En cherchant au bas mot ce que tu veux décrire,
Peut-être ne ‘’ Laisser que mes mains sur tes hanches ‘’…
Un certain Adamo y a pris du plaisir.
Je chante la chanson, la simple ritournelle
Qui embellit la vie et déprave le cœur
Et qui se pend un jour au bout d’une ficelle
Sans pouvoir expliquer pourquoi elle se meurt.
Je chante la chanson qu’on dit universelle,
Mais qui au fil du temps se verra démodée…
L’accordéon se meurt… quel triste parallèle
Entre les vieux flonflons et la modernité.
Claude écrit le 17 Décembre 2021
https://www.youtube.com/watch?v=dBFeiPChGE4
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