|
T’aimer
Sans rien avoir à faire, à choisir, à comprendre
Qui ne nous mène encore au bonheur d’être ensemble..
Oublier le ghetto on nous avons grandi
Et trouver ce plaisir qu on ne nous a pas dit
Mon amour
Tes gestes de satin dessinent une planète
Où je pose la tête
Pour laisser, après nous, venir le point du jour
Et tes mains caressent le ciel
Humblement
Comme la lumière cherche le temps
Et tu provoques le soleil
Pour mieux t’y blottir à jamais
Je sais des enfants loups qui guettent dans tes yeux
La peur d’un cheval fou dans ta cambrure bleue
Je sais ton ventre plein des frissons de la mer
Les planètes et leurs courses quand tes jambes s’envolent
Un poète à ta source qui vient boire son alcool..
Tes longues mains qui donnent aux poings de la misère
Des moineaux qui fredonnent sur ta nuque légère
Un vieux lion qui s’entête à refuser l’hiver
|