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🦠🦠🦠 25 - 1 Ballade du blues pour cafard

le mercredi 12 janvier 2022, à 14:32. Posté par FRANCOIS





    Aucun paroissien n’aurait imaginé,
    qu’un singulier syndrome ayant adopté
    le modèle dommageable d’une altéra-
    tion pathogène de la faune, transmissi-
    ble à l’être humain, venait de surgir
    brusquement le 16 novembre 2019 dans
    l’appréciable agglomération de Wuhan,
    majestueux carrefour en voies de com-
    munication, capitale effervescente de la
    province de Hubei, en Chine centrale.






    D’hypothétique provenance, cette
    haïssable épidémie se propagea de
    façon fulgurante à l’ensemble de notre
    planète, de sorte que notre incohérente
    aberration venait de réceptionner un
    pondéreux pavage sur nos chétives
    boîtes crâniennes, et nous éprouvâmes
    d’incontestables difficultés à nous
    redresser.




    Depuis le début de cette impétueuse
    calamité, notre adipeux gouvernement,
    plus perspicace que tout autre respon-
    sable, s’est avéré réfractaire aux préve-
    nantes recommandations préconisées
    par l’Organisation mondiale de la
    santé, dont le commencement était
    inauguré le 7 avril 1948, et qui élisait
    son siège social à Pregny-Chambésy,
    dans le canton suisse de Genève.




    Malgré les suggestions alarmantes des
    scientifiques français encourageant
    une importante campagne de dépis-
    tage, les prépotences hexagonales
    sanitaires semblèrent faciliter une
    acrobatie canalisée sur certains objec-
    tifs, provoquée par la forte pénurie
    d’un potentiel industriel suffisant pour
    effectuer un plus grand nombre de
    tests, avec des suspicions d’exclusivité
    pour les pontifes politiques, sportifs,
    ou médiatiques au détriment du
    personnel soignant.




    Cessons de nous conduire tels de
    roturiers ophioglosses et de supposer
    qu’il est élémentaire pour le corps
    parlementaire de la majorité de subti-
    liser de sérieuses résolutions après un
    modeste repas éclaboussé d’une
    infâme piquette ou badigeonné d’une
    eau saumâtre.




    Lorsque nos compétences ministéri-
    elles observent les ostensibles excel-
    lents succès remportés par les métho-
    des mises en place par nos dirigeants
    voisins, elles crissent silencieusement
    des dents, mais n’acceptent jamais
    leurs spacieuses impérities, et pondent
    des prévoyances, qui ne font qu’aggra-
    ver la situation au lieu de s’attaquer
    directement aux racines du mal par
    carence d’échappatoires, fabriqués
    exclusivement aux États-Unis ou en
    république populaire de Chine.




    Certes, il est quelquefois alambiqué
    d’entrebâiller sa vigilance, de bouscu-
    ler la rouerie de l’autruche sans s’en-
    ferrer dans un interminable labyrinthe
    paperassier, car en France, nous som-
    mes devenus les maîtres de la compli-
    cation, et peu importe si les institu-
    tions étrangères se montrent plus per-
    formantes que les nôtres, nous avons
    toujours l’art de détenir le dernier mot.




    Bien que nous soyons positionnés dans
    les profondeurs du classement pour
    notre offensive contre cette bête noire,
    nous sommes tenus d’appliquer une
    intervention graduelle dans la méti-
    culosité et l’apaisement, car notre mo-
    narque du château de Souzy-la-Briche
    juge que le chiffre des trépassés n’est
    pas assez suréminent pour manifester
    des preuves d’agitations, alors rien de
    nec plus ultra qu’une habituelle et
    prudente claustration pour gagner du
    temps.




    Nos hurlements d’indignation et nos
    cris de désespoir s’abîment dans les
    nuits désertiques devant ces transcen-
    dants conférenciers, ces subtils poli-
    ticiens qualifiés pour vous suppurer
    des déluges de vibrants discours sans
    contenus et sincérités, ces dissertes ta-
    rentules, aptes à varier leurs propos
    selon les impacts événementiels et les
    fluctuations météorologiques.




    Inopportunément, nos conditions
    conventuelles sont régies par des
    cotonneux députés négligeant leur
    prétoire, et des apathiques sénateurs
    sommeillant dans l’hémicycle ouaté
    du Palais du Luxembourg, vu que ces
    sociétés opulentes ne dérivent point
    des niveaux désavantagés, comment
    peuvent-elles embrasser les souffrances
    de milliers de familles ayant perdu un
    parent ou un ami lors du naufrage.




    Avec cette ignoble mondialisation,
    l’unique bénéfice des gigantesques
    actionnaires et des seigneurs finan-
    ciers a démantelé notre autonomie
    manufacturière, et notre indépendance
    apotropaïque, si bien qu’à la moindre
    complication, nous sommes roués de
    coups sans pouvoir nous défendre.





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