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Je grime des désirs | avec excès
d’ardeur,
Pour les soustraire aux feux | d’une
chaleur absente.
J’engloutis fausseté, | dans caveau
de laideur,
Logis d’escarbilles, | demeure
décadente,
L’escortant du regard, | en guettant
la descente.
J’écrase mensonge| d’un geste radical
Car trahison n’encourt | qu’un
plongeon vertical.
Le souhait suscite | sélénite hérésie,
Fantastique bourde, | silence musical,
Panache révolu, | défunte poésie.
Le crédit déconfit | ranime la douleur
Plus de repos mignon, | nulle trêve
clémente.
L’existence revêt | détestable couleur.
A l’oubli glacial | suit souffrance
dolente.
De l’ignorance naît | sécheresse
impotente.
Du mutisme surgit | un déclin sidéral.
Tout soupir se teinte | de folle
frénésie.
La rancune infecte par péché général
Panache révolu, | défunte poésie.
La rancœur féroce, | sauvage
prédateur,
Meurtrit discernement, | sagesse
cohérente,
Invente boniment, | propos accusateur,
Cause flétrissure, | chronique
turbulente,
Génère exaction, | satire pénitente.
La nuisance se plaint| d’un manque
crucial
De pique, fer, faux, dard | ou coup
primordial
Afin de chagriner| créature transie
Et de mortifier| sous flux diluvial
Panache révolu, | défunte poésie.
Le bonheur périra | lors d’un assaut
brutal
Le nirvana baigné | par venin capital,
Humecté par trépas, | éternité choisie,
Ne pourra régaler| dans un frisson
vital
Panache révolu, | défunte poésie.

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