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épiphanie

le samedi 29 janvier 2022, à 18:52. Posté par Mouloud (auteur : Abdelwahab Meddeb)


    le monde est un tissu d'épiphanies
    toute chose visible porte en elle
    les traces de l'Invisible
    voir c'est déchiffrer pour interpréter
    l'esprit fouillle ce que l'œil reçoit
    il perçoit plus que l'offre du regard
    toute face tout paysage est enveloppé d'un halo
    où grouilllent les atomes au-delà des sens
    et ces atomes emplissent le chant
    au-dedans des traits et des rides
    et des tics qui animent les visages
    comme à la surface des mers
    à la furtive levée du sable
    derrière les brumes ou à travers le diaphane
    par quoi le ciel un matin s'allie au réveil
    de l'autre côté du paravent qu'on passe au lever
    au sortir du lit et d'une nuit de cauchemar
    tant qu'elle s'apprivoise la folie n'est pas folie
    mais qui se répète de la vision mauvaise
    m'apporte la vigilance d'où je conjure
    la malignité du mal qui m'emporte
    aussi bien les individus que les communautés
    vers le séjour à l'ombre des arbres qui calcinent
    avec les os et les crânes qui craquent et se fissurent
    sur le pré de malédiction que se révèle à mes sens
    l'épiphanie dont j'aurais à savourer le goût
    goulu comme tout nouveau venu
    (n'est pas initié qui ne se découvre pas
    commençant chaque fois qu'il entreprend
    surtout lorsqu'il agit mû par le non-agir)

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
leballonrouge76 le samedi 29 janvier 2022, à 19:20
Extrait « Portrait du poète en soufi » Abdelwahab Meddeb

plumedefou le dimanche 30 janvier 2022, à 04:42
Bonjour Mouloud,

Épiphanie :

D'un mot grec qui désigne une apparition, l'Épiphanie désigne plusieurs manifestations du Christ au monde : la Chandeleur (présentation de l'Enfant Jésus au Temple), le baptême du Christ dans le Jourdain et la transformation de l'eau en vin aux noces de Cana (premier récit d'un miracle de Jésus).
La tradition populaire a restreint l'usage du mot Épiphanie à la visite que rendirent des mages venus d'Orient à l'Enfant Jésus. Ces mages (sans doute des prêtres zoroastriens) symbolisent l'hommage de la science et du savoir à la pauvreté évangélique.
Selon le récit qu'en fait saint Matthieu (2,1-12), les mages furent guidés jusqu'à la crèche de Bethléem par une étoile mystérieuse. Une fois arrivés, ils déposèrent devant la crèche l'or, qui évoque la richesse terrestre, la myrrhe, qui accompagne les hommages rendus à un roi à sa mort, et l'encens qui honore la divinité.
Ce récit, qui n'a pas de fondement historique, a été enjolivé au cours du Moyen Âge. Les mages sont devenus trois Rois prénommés Gaspard, Melchior et Balthazar. L'un d'eux est aussi devenu noir en témoignage de l'universalité du message évangélique.
L'Épiphanie est traditionnellement fixée au 6 janvier mais pour plus de commodité, l'Église catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier.
C'est aussi ce jour-là qu'est tirée la traditionnelle galette des Rois, sans doute une réminiscence des Saturnales romaines et de la fête païenne du Soleil, lequel était représenté par une galette. La fève cachée dans la galette rappelait à l'origine l'Enfant Jésus que les mages avaient longtemps cherché en suivant l'étoile (note).
En Espagne, de façon somme toute logique, ce sont les Rois mages qui distribuent des cadeaux aux enfants sages le jour de l'Épiphanie (et non pas à Noël).
Pour patienter de Noël à l'Épiphanie, les petits Espagnols bénéficient en conséquence de trois semaines de vacances !)
(Louvre Bible) Les rois mages : Réalité ou fiction ?:
D’après la tradition et l’art religieux, trois rois mages furent guidés par une étoile jusqu’au lieu où Jésus est né. La visite des mages est célébrée à la date du 6 janvier, jour de l’Epiphanie.
Cette fête prend plusieurs formes à travers le monde, et dans plusieurs pays d’Europe, on partage ce jour-là la galette des rois.
Ces représentations de la Nativité relèvent-elles de la tradition ou de ce qu’enseigne réellement la Bible ?
Les mages sont cités uniquement dans l’évangile de Matthieu. Celui-ci n’en fait pas des rois, ne leur donne pas de noms et ne précise pas leur nombre (Matthieu 2 :1-12).
Le mot grec magoï ne désigne pas des rois mais « ceux qui connaissent les secrets de l’astrologie ». De solides preuves indirectes démontrent qu’il s’agissait d’astrologues.
Justin le Martyr, Origène et Tertullien donnaient tous ce sens à ce mot. Des versions modernes de la Bible le rendent par ‘astrologues’ en Matthieu 2:1,7 (Le Nouveau Testament, édition Farrel, An American Translation, TMN).
Les mages sont cités uniquement dans l’évangile de Matthieu !
The New Testament de Charles Williams traduit ce terme par « contemplateurs des étoiles » et met cette note : « c’est-à-dire ceux qui étudient les étoiles en rapport avec les événements de la terre. » Et pour la Bible en Français Courant, il s’agit de « savants, spécialistes des étoiles ».
Sans nom, sans nombre, et pas des Rois !
Selon Hérodote, qui a vécu au Vè siècle av.n., ces mages étaient membres d’une classe sacerdotale perse. Ils possédaient le don surnaturel de prédire l’avenir d’après l’observation des étoiles.
Matthieu signale que ces mages venaient d’Orient. Ils pourraient appartenir à l’un des six peuples qui ont formé la nation des Mèdes. Des investigations postérieures tendent à faire de Babylone le centre du magisme à son apogée. Avec le temps le mot « Chaldéen » devint pour ainsi dire synonyme « d’astrologue ». - Daniel 4 :7 ; 5 :7,11

C’est Origène (185-245) dans ses Homélies sur la Genèse, qui le premier fixe le nombre des mages à trois en se basant sur les trois présents offerts. Plusieurs Pères de l’Eglise, dont en premier Tertullien, ont attribué aux mages le titre de roi.
C’est la référence à des versets d’Isaïe et des prédictions des Psaumes 72 : 10 et 11 qui établissent définitivement la tradition.
« Les rois de Tarsis et des îles paieront un tribut. Les rois de Saba et de Seba présenteront des dons. »
Les noms traditionnels de Gaspard, Melchior et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du 6 ème siècle.
Dans la tradition iconographique Gaspard, aux traits asiatiques, offre l’encens, Melchior, représenté comme un vieillard blanc et barbu, l’or et Balthazar, volontiers efféminé ou à peau noire, la myrrhe.
La visite des mages est célébrée à la date du 6 janvier, jour de l’Epiphanie. Tout porte à croire que le choix de cette date a aussi été influencé par un anniversaire païen, celui du dieu Aiôn, dieu du temps et de l’éternité, et dont on célébrait à Alexandrie l’anniversaire dans la nuit du 5 au 6 janvier.
Le récit biblique n’indique pas que les mages ont trouvé l’enfant Jésus dans une crèche, comme le veut l’imagerie de Noël. Matthieu 2:16 révèle que leur visite eut lieu peut-être un an ou plus après la naissance de Jésus. Le verset 11 précise qu’ils virent l’enfant dans une maison, et non dans une étable (Chouraqui, Thompson, Osty).
Les représentations de la Nativité relèvent donc plus de la fiction et de la tradition que du récit biblique.

Comme on peut le constater, dans cette fête de la chrétienté il y a nombre de mensonges
un peu comme le suggère : " le monde est un tissu d'épiphanies " le monde aussi !

Amitié de poète,
Marcel, alias plumedefou



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