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Une petite branche, comme une cicatrice
S'envola du socle d'un rameau d'Olivier.
Elle s'ouvrit chez toi, Lucile.
Vous le nommiez Vincent.
Comme un garçon de son âge,
Il jouait, riait, savourait chaque instant.
Tu l'aimais ...
Ta sœur Sylvie se mêlait à vos jeux .
Des rires fusaient dans la maison. tranquille, oui,
Et pourtant l'adversité guettait ...
Des bombes pleuvaient ... c'était la guerre.
Et nous insouciants ... nous étions des enfants.
Un jour ... je me souviens ...
Le bruit, le tonnerre, la foudre,
Les bombres sifflaient ... leur fracas entrait, faisait trembler les vitres.
Vincent se jeta sur moi,
Nous étions à terre ; puis, plus un mot
Plus un cri. Vincent était mort ...
C'est dans la sidération que je me retrouvais,
Mon frère m'avait sauvée,
Oui, moi.
Il était venu
Et comme un souffle, il est reparti rejoindre son rameau.
Il me regarde, je le regarde.
Un jour, nous retrouverons le soleil !
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