|

Ouvrant la fenêtre pour respirer l'aurore,
Les cieux n'étaient plus bleu, ils étaient gris de cendre,
Les oliviers se sont ruinés à la nouvelle…
Leurs pleurs s’entendirent au loin dans les campagnes,
À la fraternité, ils pensaient se lier,
Mais des hommes arrogants ont pris toutes leurs armes,
Pour faire la guerre un peu au loin d’abord,
Puis se sont rapprochés et ont tout saccagés !
Plus loin que les orées là sont les barbelés,
Plus loin que la lisière il nous faut regarder…
Arrivées ce matin les nouvelles sont lues,
Au poste de radio, le ton de voix est grave.
Les sanglots et les pleurs d’enfants qui ont très peur,
Des sirènes hurlent, crachant, frayeur, effroi…
Orgueil et vanité, arrogance, insolence,
Voici que s’avance l’ennemi plein de morgue,
Il fait fuir la colombe et froisse l’olivier,
Quand chacun prie son dieu, pour assurer victoire !
Plus dur que leurs enfants qui content leurs révoltes,
Voilà que partisans et franc-tireur se cachent,
Là-bas dans le maquis, visant l’arrière garde.
Des pères et des frères, tous morts au champ d’honneur,
Des sœurs et des mères pleurant devant l’horreur !
Monument souvenir en place de mairie,
Demain c’est jour de fête, on s’unit pour la vie,
Les époux s’avancent, ils viennent de dire oui !
Un peu après passé, voici postérité,
Futur chair à canon, la leçon non comprise.
Fermant l’introduction, gênée de déshonneur,
Les cieux vivent de gris, la paix a disparue…
Il y a bien demain, mais les rogues sont là,
Ils sèmeront frayeur et haine sur les monts,
Demain éclaterons les conflits très sanglants.
Lors on immolera à Mammon la jeunesse !
Mercredi 9 février 2022 Marcel, alias plumedefou
|