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Un quidam ambitieux, tout couvert de bijoux,
De sa charge tirant un beau magot sans joug,
Gémissait de son sort, mais il thésaurisait,
Et tâchait de gagner encor plus de billets.
Enfin, n'en pouvant plus de peines sans succès,
Le voilà marmonnant, pestant de son destin,
Quel plaisir a-t-il donc à croquer plus de butin,
Il en est de plus riche, ah, certes oui, que lui,
Et il ne veut donc pas être à mendier réduit.
Depuis qu’il est sur terre, il fut à travailler,
Et point de passetemps, obligé de briller.
Du pain il eut toujours, mais jamais de repos,
Une femme et enfants ? Mais pourquoi tout ce lot ?
Les créances et impôts sont bien outrecuidants,
Lui font au malheureux, prendre la rage aux dents !
Il appelle le mal, lors, il vient sans tarder,
Interroge l’humain de ce qu’il faut former…
C’est dit-il à raser ces campagnes et vallons,
Puis polluer ces flots, ces eaux, de leurs sillons.
À tout changer cela, tu ne tarderas guère ?
Car je ne puis souffrir être en cette galère !
Je médis l’an passé, de n’avoir entassé,
Cotes en bourse effondrée, placements renversés…
Ce qui m’enlève à moi toutes les jouissances,
Je ne veux pas devoir tirer ma révérence !
Il ne faut témoigner de pitié aux humains,
Car on se doit d’heurter aussi les souverains,
Les miséreux, les gueux, représentant le monde.
En est-il seulement un seul en boule ronde,
 devoir exister en cette société ?
Autant ne rien avoir pour abuser gaîté !
Cette communauté n’a rien de vénérable…
Du côté d’Orient est-ce donc gérable ?
Ainsi qu’en Occident que sont nos gouvernants ?
Et tous nos religieux ne sont que des manants !
Le mal vint tout guérir, en détruisant le bien,
Et le monde s’éteint, il ne resta plus rien…
Ne bougeons du tableau, il vaut mieux tout souffrir,
Que de se voir contraint à devoir tous mourir !
Samedi 26 mars 2022 Marcel, alias plumedefou
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