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Oh, toi ! Qui n'auras eu d’envie,
Tu ne sais que douce est vie.
Ecrasé d’immense chagrin,
Tes parents sauront sans fin,
Qu’ils ne verront en tes prunelles,
L’heureuse vie, la plus belle,
Celle dorée en doux dépôt,
Qui fut ravie bien trop tôt…
Ô ! Cher trésor, que sort les prive,
Verrons-t-ils sur l’autre rive,
Ton cœur qui n'aura jamais battu,
Tes cheveux fins, noirs, crépus ?
Vains, les baisers, sur toi, livide,
Eux qui versaient leurs pleurs vides…
Que s’use joie dans la douleur,
Et crochète cette peur,
Misant leurs choix sur fleurs fatales,
Qui fanant perdent sépales !
Entendra-t-il vos voix là-bas ?
Certes, il ne souffre en son cas !
Y-a-t-il goût sans la famille ?
Ses pas menus sous charmille,
Ne seront pas fermes, sereins,
Car rien n’est sorti des reins !
Accuser Dieu, haïr Nature ?
Qui charger de la torture ?
Où donc trouver repos d’esprit ?
Dans l’épitaphe est inscrit,
Repose ici, douce mémoire,
Celle d’enfant sans histoire,
Qui ne devint jamais amour,
Car il manqua a toujours !
Mardi 12 avril 2022 Marcel, alias plumedefou
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