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Poètes et fils de poètes, poétisez le malheur
Que vont éprouver les bergers des Nations.
Versifiez, et dites aux dirigeants du Monde :
Voici ce que disent les Troubadours :
Malheur aux Gouvernants des Communautés,
Car ils ne pensent qu’à se nourrir eux-mêmes !
N’est-ce pas le troupeau que les guides doivent nourrir ?
Vous mangez sa graisse, vous vous habillez avec sa laine
Et vous abattez l’animal même le plus maigre.
Mais vous ne nourrissez pas le troupeau !
Voici ce que disent les Trouvères :
Vous n’avez pas fortifié la brebis qui était faible,
Ni guéri celle qui était alitée et malade,
Ni bandé celle qui était blessée, mutilée,
Ni ramené celle qui était errante et frêle,
Ni cherché celle que vous avez dispersée.
Au contraire, vous les avez dominées avec tyrannie.
Voici ce que disent les Ménestrels :
Malheur aux chefs des Peuples Mondiaux,
Car elles ont émigrées aux quatre coins,
Parce qu’il n’y avait pas de Ministre digne de ce nom,
Elles sont devenues des réfugiées en pays lointain !
Elles sont devenues de la manne pour leur cupidité,
Car ce sont des animaux sauvages, sans foi ni loi !
Voici ce que disent les artisans d’agréments :
Ces créatures subsistaient sur vos montagnes,
Et sur vos collines élevées et dans vos vallées plaines.
Ces ouailles étaient disséminées sur toute la terre,
Sans que personne n’aille à leur recherche
Ou s’inquiète de les retrouver pour les soigner !
Voici ce que disent les auteurs de strophes :
Malheur à vous, les politiciens ! Hypocrites !
Parce que vous parcourez la mer et la terre
Pour faire un seul adhérant, et quand il l’est devenu,
Vous faites de lui quelqu’un de méritant,
Deux fois plus que vous d’aller dans la géhenne !
Samedi 7 mai 2022 Marcel, alias plumedefou
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