|

Ton esprit réfléchi, vendange tes plaisirs,
Pendant que tes heures se plongent en l’avenir,
Lors dans mer d’abandon et de noires tristesses.
Tu imbibes t'es nuits dépourvues de sagesse,
Et visage blafard, ainsi que des linceuls,
Devant page blanche, te voit céans très seul !
Ta nuit solitaire s’abreuve d’un silence,
Comme fond de caveau où meurt ta vigilance…
Chez toi est l’automne de toute feuillaison,
L’opacité d’esprit épuise l’ambition,
Qui devrait stimuler le désir de ton âme.
Mais ton corps soupirant, en fatigue, se pâme !
Ton moral s’absente, remuant tous les cieux,
Si bien qu’ils versent larmes implorant tous les dieux.
La nature est lasse d’épouser tes grisailles,
Lourde et monotone voici qu’elle en défaille,
Elle expire dans flots, éclatants de chagrins…
Aussi tu es l’âme d’un vieux soleil sans teint,
Qui s’étend en l’azur où ses soupirs sont vastes !
Puis tes désirs d’amours anciennement si fastes,
Leurs derniers murmures ne sont pas là toujours,
S’en vont avec le temps, comme ta vie du jour.
à quand ton calame courra surs pages blanches ?
Tu ne vas attendre que Mnémosyne planche ?
Il y a quelque part, un recoin de tiroir,
Où se sont invité, des vers, au laminoir ?
Tu y trouveras, là, une inspiration fraîche,
Et ton esprit refait tu entre dans la brèche !
Jeudi 23 juin 2022 Marcel, alias plumedefou
|