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10 haikus

le samedi 25 juin 2022, à 18:43. Posté par René


    Ce bel artichaud
    Fait penser a certains coeurs
    Aux multiples feuilles.

    Je survis sans vivre
    Et mes jours sont monotones
    Mais la nuit je reve.

    Quand le vent gemit
    Remontent les souvenirs
    Nous pleurons ensemble.

    Nos ombres fideles.
    Dans la clarte nous rappellent
    ''Prends garde au soleil''.

    Quand je me crois grand
    Le moindre regard d'enfant
    Me rend a mon rang.

    J'invite le monde
    Quelquefois sur mes ecrans.
    Boites de Pandore.

    Je ne suis pas seul.
    Outre l'amour de mon chat
    J'ai mes souvenirs.

    Qui n'aime pas l'eau
    Ne sait rien de la sagesse
    Qu'y puisent les plantes.

    Une chose est sure
    Le climat change plus vite
    Que l'esprit humain.

    Pense-t-on aux fleurs
    Quand on les met en bouquet ?
    Leur beaute les tue.


    Et un onzieme pour votre plaisir j'espere.

    Je voudrais partir,
    Elargir mon horizon.
    Ici je m'etiole.














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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
micheline1940 le dimanche 26 juin 2022, à 04:59
Vos pensées sont d'une sagesse percutantes et tellement réalistes, et j'ai beaucoup aimé !!!
Me permettez-vous cher ami, de vous en souffler quelques unes de mon cru ?
Sans en exagérer l'importance...

De la belle équipée prônant fol impromptu,
Je m’en suis retournée toute lasse et fourbue,
La tête bourdonnante et le moral rompu !

J’ai l’échine brisée, le cœur bien amoché !
Éloignez-vous, monsieur ! La Sagesse commande !

Je n’imaginais pas que je ne pourrais plus,
Pour ce restant de vie m’enivrer d’absolu !

Dans mon cœur je ne vois que blessures profondes…
Même un bon chirurgien craindrait de l’entreprendre !

J’ai froid, j’ai faim et tremble, ensemble…
Pourquoi me maintenir ici ?
Alors qu’il m’est goût d’infini ?
De la belle équipée prônant fol impromptu,
Je m’en suis retournée toute lasse et fourbue,
La tête bourdonnante et le moral rompu !

J’ai l’échine brisée, le cœur bien amoché !
Éloignez-vous, monsieur ! La Sagesse commande !

Je n’imaginais pas que je ne pourrais plus,
Pour ce restant de vie m’enivrer d’absolu !

Dans mon cœur je ne vois que blessures profondes…
Même un bon chirurgien craindrait de l’entreprendre !

J’ai froid, j’ai faim et tremble, ensemble…
Pourquoi me maintenir ici ?
Alors qu’il m’est goût d’infini ?

Et sur ce Cher René, acceptez mes bien amicales affections,
Micheline.

micheline1940 le dimanche 26 juin 2022, à 05:05
Excusez-moi cher ami, car je vois que le texte s'est malencontreusement doublé vous en infligeant double lecture !
Mea culpa !
Pardonnez-moi !
De tout cœur votre amie,
Micheline

rivaudais le mardi 28 juin 2022, à 22:19
J'ai donc eu un double plaisir de lecture. Tout en regrettant la douleur refletee par ces lignes
Si ma reponse peut y mettre un peu de baume, j'y trouverai moi le reconfort d'avoir ete un peu utile. Je vous embrasse bien amicalement. Vous m'etes devenue tres chere sachez-le

rivaudais le mardi 28 juin 2022, à 22:26
Que je suis distrait. J'oubliais de vous dire combien vos pensees me vont droit au coeur. Je cherche tant moi aussi a acquerir et partager si possible ce gout de l'infini

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