|

Elle est là, à mon huis, venu avant minuit,
Rieuse, enjôleuse, prête à toute folie.
Elle entre et me salue, s’approche de mon lit,
En dansant macabre, voulant ravir ma vie.
Lors que puis-je pour vous ? Je ne vous ai hélé !
C’est que l’heure a sonné, et je ne puis attendre.
Il me faut mon devoir accomplir tout zélé,
Mon salaire est ton corps, il faut que tu sois tendre !
On ne peut suspendre, reporter le délai ?
Vous saurez bien traîner vos basques vers l’absence ?
Mon carré d’herbes folles attendra mois de mai,
Parmi toutes tombes sera la différence…
Ne devriez-vous pas gambader sous les vents ?
Ici il ne reste que parfum d’outre-tombe,
Témoignage du vieux, de ce qui est d’antan,
Mais nous n’y trouvons pas le fond des catacombes.
Des pierres descellées témoignent de fiction,
Mais non réalité, comme gloire égarée…
Il ne reste qu’odeur de ces fleurs en miction,
Qui ajoute aux ombres des silhouettes hantées !
Passez sur l’autre bord, il y a votre odeur,
Vous y trouverez là, les scènes qui contentent,
Votre égo, sans toucher à votre grand bonheur,
Celui de séduire sans abandon de rente !
Lundi 6 juin 2022 Marcel, alias plumedefou
|