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Hé ! Bergers des troupeaux, arrêtez d’affamer !
Vos abus écourtent nos espoirs et nos vies,
Ces regards égarés en la géhenne haïe,
Veulent arracher vos sens nullement réfrénés.
Vous, monde corrompu, aux sinistres ténèbres
Jetez l’anathème sur nos corps douloureux,
Sans aucun scrupule, le hélant par vos vœux
Et de surcroit priant tous vos faciès célèbres…
Nous sommes vos captifs portant votre poinçon,
C’est l’ultime chaînon d’une attache épuisée,
Que vous-même exploitez, jusque vers l’apogée.
Il vous faudra dire qu’un jour criera raison !
Vous goûterez alors votre lot de misère,
Laissez votre monde, parfois pas très heureux,
Car vous aurez perdu fortune à votre jeu,
Et il n’y aura pas de recours en la sphère !
Vous reniez la douleur qu’un deuil donne à l’esprit,
Alors attendez-vous à recevoir silence,
Lorsque devant la barre aura sonnée sentence,
Là, vos juges glorieux, vous feront payer prix !
Même vos militants en resteront amères,
Au plus grand lendemain se croyant assignés,
Ils propageaient des tracts aux slogans avisés,
Mais quelle déception c’était ceux d’une autre ère !
Tout autant méprisés, fréquemment écartés,
Gens de tous horizons, des besogneux, ou riches,
De leurs convictions ne restent que des friches.
Du jour où ils sont nés, ainsi rien n’a changé !
Qui que vous présentiez, de gauche ou bien de droite,
Du centre, des extrêmes, on est toujours dindon…
Vos excès font clameur en Palais et plastrons,
Vous aurez bien un jour une mine benoite !
L’addition vous sera tendue de mains de prévôts,
Jusqu’au dernier écu vous serez redevable,
Rien ne sera perdu, vous serez de la fable,
Et donc, au grand jamais, vous n’aurez plus de baux !
Vendredi 22 juillet 2022 Marcel, alias plumedefou
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