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Vous m'avez fait souffrir, vous, famille de sang,
De l’abime infernal, j’en suis sorti détruit
Et ces vers silencieux, sans un rythme et sans trame,
Ne peuvent tempérer la profonde ignition…
L’œil où flotte encore l’image du sublime,
Où la strophe sans bruit glisse comme une rame,
Sur l’onde huileuse d’une mer rougeoyante,
C’est lui qui vous accuse et vous requiert des comptes !
Après le prologue de vos contestations,
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Mon monde s’en allait tout en s’effilochant,
Grâce à vos griffures causées par vos malices…
Vous qui sur le néant en savez plus que moi,
Vous avez transformé mes rêves en un enfer.
Vous les avez troqués pour des pleurs infinis !
Vos desseins nauséeux m’ont distillé la haine,
Mais la vengeance, elle, m’a sécrété l’amour,
Que temps n’effacera de ma bonne nature.
Lors j’avance me jetant dans le rêve d’un ciel,
Qui ouvre le livre du savoir des errances,
Pour m’offrir cette paix amplement recherchée !
Chantez-moi l’intégral de vos cruels mensonges,
Que j’en ris tout mon sou, car vous êtes navrants !
S’ils quittent ma mémoire ou lâchent ma raison,
C’est pour que rien ne puisse en abolir ma joie.
Alors murmurez-moi la majesté des êtres,
Alors que vous serez ami de Méphisto,
Et moi le compagnon de simple volonté !
Alors fredonnez-moi la rumeur des galets,
Ricochant sur l’esprit qui louvoie en vos têtes,
Et frôlant vos âmes bravées par votre égo…
Vous avez hasardé dans un complot noueux,
Vous récolterez dû, de vos agissements.
Lors, soufflera vers moi, un vent de grande paix !
Mardi 7 juin 2022 Marcel, alias plumedefou
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