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L'oiseau pleure sa cecite
Et tout ce noir qui l'environne.
Son corps est sans force et glace.
Il sent la vie qui l'abandonne.
Il mourra comme il vecut, seul.
Aucun parent, ami, personne
Ne le mettra dans un linceul.
Pour lui, nul tocsin ne resonne.
L'oiseau pleure ses yeux creves.
Il ne chante plus, il frissonne.
Et meme ses pleurs sont geles.
Mais voici que la messe sonne.
Est-ce un peche que de prier
Pour l'oiseau en mort imminente ?
De l'avoir tenu prisonnier
N'est-ce pas faute bien plus grande ?
O toi ! gentil coeur emplume,
Martyrise, pauvre victime,
En mourant as-tu pardonne
Au monstre qui commit ce crime ?
Prions pour les petits oiseaux
Qui chantent le bonheur sur terre.
Et que jamais couteaux, ciseaux
A leurs ailes, leurs vies, alterent.
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