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Seul dans dans sa cage, l'oiseau chante
Sa melancolie et sa nuit.
Et tant sa voix est emouvante
Que l'echo fait taire le bruit.
Sa voix chante sa vie mechante,
Conte sa douleur, son ennui
Et tout ce noir qui l'epouvante
Car pour toujours son jour a fui.
Toi, soleil, jamais tu n'allumes
Cette voix entouree de plumes.
Alors meme qu'elle traverse
Le beau pays qu'aima Pagnol.
Mais je sais qu'elle pleure et berce
Les yeux creves du rossignol.
Jadis il arrivait que des gens crevent les yeux des ''oiseaux chanteurs'' en cage, pour que ceux-ci vocalisent davantage.
On m'a conte qu'un jour -vrai ou faux?-un rossignol avait ete ainsi maltraite.
A signaler aussi que j'ai pris beaucoup de libertes avec la composition du sonnet.. Ainsi rimes croisees et non embrassees des deux premiers quatrains, et trois rimes feminines a suivre. Mais le sonnet a tellement ete utilise, ''accommode'' selon les besoins et inspirations des auteurs que je n'ai nulle gene a suivre des exemples parfois celebres.
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