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Le vers alexandrin, majestueusement,
Tres fier de son prestige, avance lentement.
Si le vers de dix pieds est un peu plus leger
Il reste, c'est notable, un vers a vouvoyer.
Mais voici, sautillant et fun, l'octosyllabe
Tellement plus joyeux que le decasyllabe.
Pour lui, loin de penser a la melancolie,
Ce qui lui plait surtout c'est d'egayer la vie.
Quant au vers de six pieds, pour certains bien trompeur,
Il se veut avant tout, joyeux, rieur, farceur.
Pour les vers plus petits, il n'y a pas debat.
Petits mais pas gentils, les ecrire est combat..
;Mais l'important, je crois, c'est que tous nous enchantent.
Les mots sont musiciens. Alors que les vers chantent.
Un sonnet tres libere que j'ai voulu leger mais un sujet qui me parait important. Je suis de ceux qui pensent que si les mots ont un poids et pesent de tout ce poids, s'ils sont une arme parfois redoutables, j'apprecie qu'en poesie, ils puissent etre aussi droles, cocasses, spirituels et meme provocateurs. J'aimerais que les miens, comme dans le fameux duel de Cyrano [quel chef-d'oeuvre !] puissent -eux ou moi- constater qu'a la gravite de la situation se melent la finesse de l'esprit, la musique des sons et la justesse des mots. ''A la fin de l'envoi, je touche''.
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