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Un cœur dur tel un roc, dont rien de bon n’est dit,
Il peut-être fragile, à souhait malléable,
Un jour il rencontre son prochain très affable,
Qui vint à lui fort doux, visage qui sourit ;
Cet homme très à l’aise en paroles limpides,
Accepté par les humbles et les insignifiants,
Rejeté par l’orgueil et tous les importants,
Mais s’occupant de tous, les rendant tous valides !
Heureux ceux qui sont doux en leur état d’esprit,
C’est ainsi qu’il parlait, et nous parle toujours !
N’est-t-il pas mieux d’avoir le verbe de la cour,
Plutôt que le parler du coléreux pétri ?
Aimez-vous l’un l’autre, c’est l’adage d’un sage,
Et que sommes-nous donc ? Nous ne valons pas mieux
Que celui au cœur dur ? Mais soyons donc sérieux,
Nous savons être instruits sans être mis en cage !
Ôtons le feu du mal agglutiné aux sens,
Afin que meurt le "soi", dans la nuit noire et vide,
Prenons la main de l’Oint, irriguons cœur aride,
Pour que les mots de loi nous donnent à tous le *cens !
Le Judéen savait être en tout un exemple,
Alors suivons, donc, tous, ses traces pas à pas,
Car son joug est léger sa charge n’est le bât…
Tous ses gestes et sa voix nous convient tous au temple !
De tous les temps sont là les purs mots de la loi,
Prenons tous, les rameaux et chantons donc des psaumes
Sur le chemin de paix vers son immortel home,
Mais en tout proclamons des lèvres notre foi !
*cens : Abandonner la terre pour le cens. Cette dernière phrase signifie aussi, figurément,
Renoncer à un bien, parce qu'il est plus onéreux que profitable`` (Ac. 1798-1878).
Vendredi 12 août 2022 Marcel, alias plumedefou
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