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PLAINTE AUTOMNALE
Entends les soupirs délaissés d’un été intemporel !
Vois ces ombres frôler le mur de l’indécence !
L’automne s’est instauré effeuillant les saisons
Esquisses apocryphes d’une année qui s’évente
Entends le vent aiguiser son rire démentiel
Vois ces paysages d’ocre jauni endurer les absences
D’un soleil rétrograde brisant un pacte sans raison
Sève qui lacère une terre ambivalente
Entends ces chants jaillis d’une source intarissable
Les sons modèrent leur équation, gémissements
Et crainte abyssale étreignent les voix antiques
Chorale païenne ,qui, placide égrène le chapelet automnal
Entends le ciel fléchir son portail pour une nuit fatale
NEMESIS sans démesure impose les châtiments
De petits nuages insolents narguent la déesse des rites
ADONIS, sans vergogne, ils invitent les étoiles au bal saturnal
Raymonde verney
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