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Bavards de l’Hémicycle…

le jeudi 08 décembre 2022, à 04:54. Posté par plumedefou


    Hommes politicards, des dieux d’État vous n’êtes,
    Vous palabrez souvent, nous considérant bête…
    *Tacita, Angerona, navrées de vos discours,
    Abattent vos joutes : réduisent, coupent court ;
    « Beaux diseurs, apprenez que la terre féconde,
    A besoin de nous tous, pour que tourne sa ronde.
    Vous, qu’avez-vous besoin à être en haut des monts,
    Cherchant toujours plus haut, flairant d’écho, le son ?

    Mais voyez, feu couve sous décombres et la cendre,
    Qu’adviendra-t-il de nous, de vous, à vous entendre,
    Si présent et demain, se dressent en un brasier ?
    Pouvons-nous présumer, de vos propos, lier,
    Ne serait-ce qu’un mot à celui d’espérance ?
    Vous ne pouvez chercher ici en cette France !
    À regarder les rois, vous n’êtes point meilleurs,
    A la gouvernance du pays vous jouez les seigneurs ;

    Prenant dans vos menés chez les gens, leur pécule,
    Vous nous épuisez bien, en testant la férule !
    Vrai, l’impôt sur le sel, la corvée, disparus,
    Et la capitation et autres revenus,
    Tout cela ne vaut guère une poigne fiscale
    D’aujourd’hui, sans compter, elle n’est principale…
    Car nos heures et nos jours, l’entrain leur fait défaut,
    Oui, le mal du siècle, comprenez : " mal de dos",

    Sur flanc des régiments, les clameurs de la foule,
    Bientôt seront couverts, sous l’ordre sang s’écoule !
    L’abjection et l’appel à l’inhumanité,
    En sillage mouvant, vous avez protesté,
    Je vous revois bien, ceint d'écharpes en tricolore,
    Mais vos voix sont perdues dans le vent incolore…
    Car le regard ne suit les méandres du temps,
    Et vous ne tombez pas dans les honneurs au champ !

    Demain, quand choira soir, que flambera le disque,
    Votre âme éveillera quelle partie du risque ?
    De nouveau surgiront les maux de tous vos mots,
    Dangereux à souhait, aigüe tels bris d’émaux,
    Ou bien lors, muriront vos fruits vers pourriture,
    Sans pouvoir transmettre ce qui est nourriture ;
    Car à y regarder vos désirs sont tous vils,
    Plein de fiel et hideux ; c’est mieux d’être en exil !

    Alors, Messieurs et Mesdames, à coi, augurez d’être
    Car votre politique exprimée, fera naître,
    Chez vous tous, un mutisme et ceci non partiel !
    Vous, vous causé l’ire, du haut de tous les ciels,
    Apprenez maintenant, de leur courroux, silence,
    De tout hémicycle, vous n’aurez plus audience !
    Vos actes perpétrés n’auront plus résultats,
    Car vous êtes bavards, sans fin, c’est le constat !

    Lundi 5 décembre 2022 Marcel, alias plumedefou

    *Tacita, Angerona : divinités du silence.




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