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Automne de l’âge aborde mon espace,
Triste silhouette posant son pied vainqueur.
Elle m’égratigne ma soierie en surface,
Opprimant mon âme, semant en tout la peur…
Après un long chemin menant à nulle pause,
Pour combien de peines, témoins de durs labeurs
Qui ont frappés l’esprit et mit le corps en cause
Que nul bien me donnait, sans trêves les horreurs !
Un autre sort certain, avec sa certitude,
Changeant en œil inquiet, mon humeur d’autrefois,
Ce qui s’était fait verbe est dans la plénitude,
Voici que tout cède, puis tombant me déchoit !
Plein jour, mes yeux s’ouvraient sur solitaires attentes,
Et sur le vide affreux d’adieux sans au revoir
Ce qui fit de mes ans, cheveux gris qui ne tentent !
Puis l’aurore des maux au corps fit voir le soir…
Ô quiétude des jours ! Vous traversiez les dates,
Au seuil du tangible je vivais çà et là,
Seule âme demeurait avec fil à la patte,
Et ce qui me liait c’était là mon mandat…
Maintenant ma maison est la future tombe,
Fixant rives claires du présent à venir !
Le temps est insensible sur la vie qui incombe,
Moi qui suis éloigné, je veux prendre plaisir !
C’est déjà le matin, l’esprit du temps retarde,
Les forces abandonnant, cet esquif dans le vent.
L’odeur d’un café crème, un effluve s’attarde,
Il me met la saveur d’aujourd’hui et d’antan !
Tyrannies obliges, prend le pas la conscience,
Crépuscule s’avance en divulguant la nuit,
L’embarcation tangue, elle n’a plus d’aisance,
Et son moteur crachote et puis plus aucun bruit !
Mardi 28 juin 2022 Marcel, alias plumedefou
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