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chacun dans sa nuit
avance à pas feutrés
vers cette orée
encore indéfinie
où la couleur de l'azur
tisse sous nos paupières
le bleu de sa voilure
nous migrons sur la page blanche
traversons des abysses de silence
pour renouer les fils de lumière
au plus haut de nos espérances
nous redevenons des enfants
sous les grands sapins verts
où nous relisons nos premiers vers
avant de suspendre la roue du temps
à la plus haute cime
de notre ultime et dernière rime
Françoise Urban-Menninger
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