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L'heure file,
preste et vive,
comme un livre
qu'on lit vite.
Elle coule,
triste ou douce,
telle source
sous la mousse.
Le temps file
se defile,
se faufile
et s'enfuit
dans la nuit.
L'heure va,
Tout s'en va.
Meme toi
n'est plus la.
Le temps n'est pas,
le temps n'est plus,
le temps emu
de nos ebats.
L'heure meurt
et le coeur
qui m'aimait
a cesse
d'exister.
O detresse !
le present
casse et cesse
en mourant.
Seul me reste
ton souvenir
qui m'oppresse
a en mourir.
Bien-Aimee,
Bien-Aimee,
le temps n'a donc
pas de raison.
Et la vie
qui m'enchante
est aussi
bien mechante.
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