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Aux Jours très sombres…
…..Aux Jours très sombres, alors qu’endure le Coeur, l’Estrangement de Soi,
le Mutisme d’Autrui et la Dislocation du Monde, les Morsures de la Rage
d’Eros, le Vide du Déplaisir, l’impossible Regain, l’Horizon de la Mort, alors
qu’endure le Corps, la Maladie lancinante de la Chair de Douleur, les Blessures
suffocantes de l’Âge et les Humiliations du Devenir, alors que subit, d’un
Ignorant Savoir, l’Esprit jamais comblé, la haute Fissuration ancestrale de l’Être,
le Gouffre au plus profond d’Abîme, l’errante Vérité en son Retrait, l’Eloignement,
aux Jours très sombres, je mendie, si faible Coeur, à la Mémoire d’Enfance, quelque
heureux Souvenir, un Jardin d’Innocence, pour ne défaillir pas d’Angoisse, quelques
Paroles secourables et de Consolation, quelques Pensées immémoriales en Enigme
et en Polysémie : « Le Temps : Royauté d’un Enfant qui joue aux Dés... »,
« L’Univers : un Feu éternellement qui s’allume et s’éteint... »…, « En mon
Commencement est ma Fin, en ma Fin est mon Commencement ? ». A l’Infini
des Jours très sombres…..
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