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A l'heure ou chiens et loups se confondent ou s'affrontent, j'aime a rever de toi quand la vie nous separe. Et je songe au moment ou le ciel s'obscurcit que tu es mon soleil et combien tu me manques. Tous deux si differents sommes pourtant pareils. Alors montent en moi bien des comparaisons.
La lumiere connait l'ombre. Elles jouent toutes deux a l'eternelle errance des amoureux trahis alors qu'en verite elles sont si complices qu'elles recreent ainsi les belles alternances du jour et de la nuit. Et quand le blond soleil soupire apres la lune, celle-ci semble en rire mais en est attendrie.
La lumiere chante en nous quand l'ombre nous protege et prone la patience aux urgences du jour. Et les vertus des nuits sont des perles secretes qui montent dans nos coeurs comme, au fond des vallees, les larmes embrumees des rosees de l'aurore ou les gouttes de l'encre ou se baigne le soir.
La lumiere veut l'obstacle, le hasard des rencontres pour eclairer l'instant fondu dans l'inconnu, ou dans l'immensite de l'infini du noir. Chaque goutte qui luit est promesse a venir et veille sur l'absence qui n'en finit pas d'etre complice cependant d'etoiles invisibles au plus profond de nous.
Car la vie est partout qui nous colle a la peau comme aux chevaux des mers les crinieres d'ecume. Et les mots ont mission d'engendrer le poeme qui celebre les noces de l'ombre et la lumiere, du jour et de la nuit, de la mort et la vie, du roulis de tes hanches au royaume d'amour, de la soif que j'ai de lire dans tes yeux.
Et j'attends chaque jour le train de mon retour. Je le dirai d'amour celui qui me ramenera vers toi .
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