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Trahison d’enfance…

le dimanche 22 janvier 2023, à 23:41. Posté par plumedefou


    Attention : je secoue les chaînes de l'enfance,
    Je cherche encore en moi à lire et à comprendre.
    Relié par mon cordon au passé qui me solde,
    Toutes les cavités intimes de mon être !

    L’enfance se sauve comme lait sur le feu,
    Il ne sert de courir pour l'empêcher de fuir,
    Laissez-moi vous conter ces jours faits de misères
    De joie et taloches, des moments doux-amers…

    Mémoire ravaude, puis patiemment remembre.
    Toutes les parcelles d'insouciance apathique…
    Le nouveau-né, ce jour, est installé en moi,
    J’entends le murmure, le calme de sa voix ;

    Ses pleurs aussi parfois, ses gazouillis, ses rires,
    Mais il ne connait rien, devant lui est le pire !
    Mon enfance tu fus, mais crime il y a eût,
    Parce que tu n'es plus, puisqu’une seule fois ;

    Comme dans les contes, tu as donc disparu !
    Ce n'est plus le passé que je veux clarifier,
    Le passé composé, le futur antérieur
    Ils m’entraînent vers eux pour fuir vers le néant.

    Je veux faire vivre ce qui lie au présent,
    Le parfum des roses, l’émanation des choses…
    La date au tableau noir usée par les années,
    Mais tout se disperse, reste qu'un souvenir !

    Et tel un mur vieilli, tout flétri, tout s'efface,
    De ce que mille ont vu le jour pour disparaître,
    Les voix de l'enfance coulent comme une source,
    Tout au fond de non-dits pour apaiser mon âme…

    Lors viennent ruisseler sur terreau de mémoire,
    Où des filets tissés de fibres d'or reviennent.
    Et lors s’en sont allées, envolée au lointain.
    Forfaits dont je n'ai pu amener au décret !

    Assassins ! Puis les voir soumis à la question,
    Et moins à l'échafaud des principes et des normes !
    Ceux qui les ont commis, nous connaissons leur nom :
    Instants ! Ces enfances, de la montée des eaux.

    Et ce sang disparu, du gué et du passage…
    Surtout ne scrutez pas l’horizon, ni nadir,
    Laissez-le s’en aller et venir à toute heure,
    C’est certain, oh que oui, il ne nous oublie pas !

    Mais me parvient alors, la voix claire de mère,
    Qui se répand pure telle un flot de lumière…
    Mais ce n’est que mensonge, car elle est décédée !
    Dans ma première année, lors c’est une inconnue…

    Mardi 28 juin 2022 Marcel, alias plumedefou



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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
plumeflore le lundi 23 janvier 2023, à 07:54
Bonjour Marcel que cet écrit est beau derrière tous ces souvenirs qui sentent bon la craie il y a ce final qui réveille cette blessure, j'ai du mal à imaginer ce que doit être une vie sans sa vraie mère!!!
Marc!

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