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Blessures d’enfance ne guérissent jamais,
Demeurant dans un coin quelque part réfugiées,
En fond de mémoire, bien prêtes à la curée ;
Pour écorcher à vif, même en soirées de mai !
Dans les soirs d’automne, quand l’amour déboutonne
Un à un les revers, alors vous restez seul…
Ils sont comme le vent où courre l’épagneul,
Souffle grattant carreaux d’un vieux mas monotone !
Tristesse d’un parquet grinçant à chaque pas,
Donnant à la maison son âme de grisaille…
Voici qu’en cet enfant, déhanché de sa taille,
Vient gronder la révolte, annonçant le fracas !
Que serait donc celui qui, comme lui déclenche
Un combat de rage sans en avoir vécu,
Une once de martyr, avoir été vaincu,
Faute de non-savoir, lors fait qu’il se retranche…
Bravant les orages, la grêle avant rappels,
Qui harcèlent l’esprit, s’acharnant sur ses tempes
Lors voici le poulbot bâtit de bonne trempe,
Prêt à tous vous mordre car il croit vie pastel…
Comme un preux chevalier il est debout et brave,
D’une main ferme tient l’espérance en fanion !
Crâne, le regard haut, il ose loi du talion,
Devenant pour l’heure un pontife en conclave…
Lésions en prélude protègent nullement,
Reliquat de l’antan elles provoquent haine,
En fond de mémorial, elle fournit la peine ;
Blessant toute une vie, jusqu’à l’enterrement !
Samedi 9 octobre 2021 Marcel, alias plumedefou
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