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Je me sens d'humeur tout morose.
Il est mort mon ami Leo.
-Qui aurait cru pareille chose ?-
Assassine par un robot.
Ou va-t-on -je vous le demande-
Si ceux-ci s'y mettent aussi ?
Car si les machines brigandent
Je crois qu'on n'en a pas fini.
Bien sur celle-ci git a terre,
Un pantin desarticule.
Un robot policier, faux-frere,
A vide tout on barillet.
Ok. Mais le commanditaire?
L'ingenieur ?Le programmateur ?
Sans doute son proprietaire,
Au fond le veritable auteur ?
Si quelque jour on le soupconne
Et qu'on arrive a mettre un nom
Sur un type qu'on emprisonne,
Comment ? Pourquoi ? Quelle raison ?
Alors je propose qu'on laisse
Les robots s'arranger entr'eux.
Je vais faire dire une messe
Pour Leo, l'ami malchanceux.
Pour moi, voici ce que je pense /
Les robots sont deja partout,
En medecine, a la defense.
Oui, partout ! Sauf...Devinez ou ?...
Meme s'ils ne sont pas encore
A sieger dans les tribunaux,
Robots en robe et a plethore
Bientot nous paraitront normaux.
Leurs mecaniques infaillibles
Auront le code enregistre.
Notre Justice, elle, est faillible.
Eux ne pourront pas se tromper.
C'est pourquoi je passe ma vie
A peaufiner chaque robot.
Qu'il soit sans haine et sans envie
Tel celui qui tua Leo.
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