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L'ete naquit du crepuscule
D'un vieux soir de printemps.
Quand s'evada la libellule
De ses songes mouvants.
Sans son corset, la chrysalide,
En armure de miel,
Fut happee par l'azur limpide,
S'envola vers le ciel.
Va ceder a son tour sa place
Pareillement l'ete,
L'abandonnant de guerre lasse
A septembre presse.
Tout passe helas ! et nous depasse
Tout finit par finir
Cependant que l'esprit ressasse
Souvenirs, avenir.
Quand viendront les annees nouvelles,
Bien trop vite toujours,
Nous penserons encore a celles
Qui bercaient nos amours.
Et comme aux plus belles saisons
D'apres les crysalides,
En nous souvenant nous aurons
Parfois les cils humides.
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