|
Anéantissement
Quelques flaques de sang en guise d’auréoles,
Des pétales de roses gisent sur le parvis,
Les anges ont prescrits l’atoll des paraboles,
Plus personne ne veut monter au Paradis.
Les fleurs du mal repoussent sur des champs en jachère,
Tous les jardins cultivent leurs graines de tourment,
Le sucre du soleil a un goût si amer
Que plus rien ne couronne le Sacre du Printemps.
Des blanches liliacées arborent leur diadème,
Les iris de Van Gogh se pâment d'être bleus,
Les nuages s'effacent, gommant un ciel de traîne
Qui n'a pas à rougir de rester ombrageux.
L'offrande de la pluie irrigue les ombrelles,
Ce n'est rien qu'un peu d'eau distillée par les yeux,
Les rides d'un canyon sur un visage frêle,
Un chemin qui se perd d'être trop tortueux.
Quelques amoureux s’aiment dans des ombres chinoises
Eclairées par le feu de leurs baisers ardents.
Pendant que dans la nuit, les étoiles les toisent,
La lampe du soleil cherche son filament.
Les rêves se prélassent dedans leur insomnie,
Le sommeil renchérit son illusion d’optique,
La mort va féconder l’embryon de la vie,
Ce n’est ni plus, ni moins, qu’une suite logique.
Claude écrit le 5 Février 2022
|