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Le Moindre Mal.
…..Le Corps, le Coeur et la Pensée abritent en leur Sein de
ténébreuses Incandescences, de violentes Rafales de Désir
extatique et meurtrier, des Elans à l’Extrême Pointe des Passions
et du Fantasque de l’Imaginaire, Convoitises secrètes,
Concupiscences masquées, Voracité et Prédation, Orages des Appétits
sauvages, Pléonexie atavique, Ivresse démesurée des Instincts insociables.
Corps, Coeur, Pensée, noués aux Chaînes de la Chair et du Langage en
d’obscures Origines…
Les Abominations et les Merveilles y prolifèrent, frénétiquement racinées et
grouillantes au même Tréfonds d’Humus et de Limons, aux mêmes Cryptes
gorgées d’Être et de Nuit, Glaises acides et bourbeuses où couve et court un
Feu de Folie créatrice, parmi la Poussière délétère des Cendres de la Mort…
Gémellité énigmatique de l’Abject et du Bien, le Beau s’y mêle aux Torsions
et Déchirures de la Laideur, Vacillement de la Bonté aux Bords friables de
l’Ignoble et de la Perversion. Guerre de Tous contre Chacun, Chacun contre Chacun :
Toute Conscience y veut l’Eradication et le Néant de l’Autre. Envie, Jalousie et
Furie mordent dans l’Âge et les Identités : Ô Groupes en Meutes sur l’idéale Beauté
de l’Individu et du Sacré terrestre !
L’Être enlace en pure Indifférence, la Malfaisance et la Mansuétude, l’Humanité, son
Enigme, sa Défiguration comme s’enlacent de vives et vénéneuses Couleurs, les
Fleurs rudérales aux Gravats, à la Putréfaction. J’en appelle pour Nous Tous, de quel
Lieu, de quel Droit ? À trouver la Voie Moyenne, avant le Pire et la Dissolution, d’un
Appel incertain et fragile parmi les Caprices du Temps, un amical Sourire au Monde,
et des Paroles de Confiance, malgré les Fauves et les Monstres de l’Irraison, j’en
appelle pour Chacun à ce Louvoiement salvateur qu’est la Voie Moyenne, dans le
Temps imparti, à pratiquer loyalement, selon quelle difficile Loi ?, et dans
l’Absence de Modèles, tout au moins en Retenue et silencieuse, hésitante
Avancée, à chaque Fois, le Moindre Mal !…..
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