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Le souffle du Printemps
Le souffle du Printemps me cache son mystère,
Sa simple ménopause dans les saisons d’oubli,
Il apaise les cendres qui peu à peu s’altèrent,
S’éteignent d’elles même en consumant la vie.
Le soleil qui palpite comme un cœur insoumis
Retrouve son éclat en allongeant les jours,
Tandis que les étoiles retrouveront la nuit
Sans doute un peu plus tard pour y faire l’amour.
J’ai ce souffle de toi sur le bord de mes lèvres
Quand mon corps se renverse jusqu’à être soumis
Sans oser demander une impossible trêve…
L’amour tu le sais bien est source de folie.
J’ai appris que les jours ne laissent pas d’adresse,
Qu’ils effacent les lieux où des êtres s’aimaient,
J’ai appris que la joie se teinte de tristesse
Quand les couleurs du temps délavent le passé.
Peut-être vaut-il mieux qu’on efface nos traces
Comme le fait la pluie tombant sur un chemin,
Peut-être vaut-il mieux qu’on se voile la face
En se disant tout ça n’est que peau de chagrin.
Le souffle du Printemps attise cependant
Ces doux baisers volés, prisonniers de leur transe,
Le souffle du Printemps passe sur les amants
Pour mieux les irriguer d’une nouvelle enfance.
Claude écrit le 28 Mars 2022
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