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Les pensées endocrines
Les pensées endocrines sont des laves de sang,
Je n’ose pas fouiller dans leurs strophes vermeilles
Par crainte de troubler ce désir avenant
Qui sans délicatesse se cache sous la treille.
Dans les jours de grisaille, je défie le soleil
En regardant le ciel privé de ses nuances,
Pendant que des nuages, lentement appareillent
Pour de lointains pays dépourvus d’espérance.
Les néons des étoiles défigurent la nuit,
La lune me dévoile son croissant souvent blême,
Adam s’en veut toujours d’avoir mordu ce fruit
Dans lequel les pépins et tous nos ennuis germent.
Les fleuves innocents cherchent des estuaires
Afin que leurs bras s’ouvrent sur des mers converties,
Sans aucune assurance, c’est un constat amer,
De découvrir l’écume sur des rochers blanchis.
Souvent des idées noires issues de mes nuits blanches
Transgressent mon sommeil pour le parasiter,
A deux doigts d’en mourir, j’ai mes mains sur tes hanches,
Mais ça ne sert à rien car tu me fais marcher.
Les pensées endocrines cherchent leurs plus-values
Dans un anachronisme en manque de synthèses,
Il aurait pu pleuvoir, mais cela m’eut-il plu ?
Il faut le demander à tous mes exégèses.
Claude
écrit le 6 mai 2023
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