|
La Persistance du Mal.
…..Le Mal existe,persiste, insiste, parmi quelques Lueurs de Bien et de Bonheur
sporadiques trop vite interrompues. Le Mal persiste, le Mal de la Nature contre
l’Homme, le Mal de l’Homme à l’Homme et de l’Individu contre lui-même, le
Mal des Fonds inscrutables : l’Absence et l’Abandon, l’Excès, l’Intolérable et le
Souffrir à Mort en Lancinance.
Le Monde serait ces Alternances de Cycles sans Origine ni Fin ni Sens ? Ombre
et Lumière, Génération et Corruption, Surgissement/Retrait, Temps du Jouir,
Temps du Souffrir, avec la Loi de l’Intraitable, le Spectre de l’Entropie.
Apparition, Déclin, Disparition, l’Ordre existant des Choses échappe à la
Raison, défie toute Confiance et la Prépondérance du Sort Aveugle nous
rend Etrangers à Nous-Mêmes et nous cherchons en vain un Monde où être
chez Soi, chez Nous.
Enfants perdus sans Abri, Enfants terrifiés par les Pères et les Meurtres,
Orphelins des Gratifications vitales et de Reconnaissance, nous assistons
à la Persistance du Mal, au Retour des Questions sans Réponses et nous
Mourons dans le Scandale de la Désespérance et de la Solitude…
Effroi immaîtrisé devant la Surpuissance de la Nature indifférente,
Lisbonne fut et restera le Paradigme du Tourment des Consciences face à
l’Effondrement et au Saccage de l’Innocence, Auschwitz fut et restera
l’Innommable, en Vérité et l’Inouï de l’Impossible…
La Persistance du Mal naturel et moral, les Souffrances de la Chair, la Brièveté
des Plaisirs, la Raideur du Cadavre, l’Abandon du Cosmos et toutes les
Humiliations d’une Vie trop lourde à porter, suffoquent l’Esprit d’Humanité,
Ô Danse macabre, nous sommes emportés ! Pensée ni Poésie ne nous sauveront
du Désastre, ils fleuriront encore mortellement Cercueils et Charniers, au Mois de Mai
et le Millénaire commencé suscite en Nous, Hélas ! Plus de Doute que d’Espoir…..
Mai 2023.
|