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Le jour est nouveau.
Tout frais et laiteux.
Les oiseaux concertent.
A quoi ressemblaient les matins des premiers temps ?
T’aurai-je vu sortir de la forêt
Avec un bouquet
D’herbes et de fruits ?
T’aurai-je senti avant même de te voir ?
Ou plutôt t’aurai-je entendu dans le froissement des feuilles ?
Ton e-messager
Est parfaitement silencieux.
Seule la lueur de l’écran
Manifeste sa présence.
Mais, j’aimerai mieux
La douceur de tes yeux,
La chaleur de ta peau,
La saveur de tes lèvres.
Le jour est nouveau.
Les siècles anciens.
Chaque petit jour
Nous rapproche de la grande nuit.
La vie reste mais aussi s’enfuit.
Nous connaissons les minutes
Qui se font parfois heures et jours.
Nous savons aussi les saisons
Faites de mois et de semaines.
Mais, les ans nous échappent
Insaisissables dans leur fausse langueur.
Alors, attrapons de chaque heure le bonheur.
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