|

La poésie, c’est quoi ?
C’est ta paire de fesses qui n’a pas eu de cul,
L’Auberge de la jeunesse sans l’Armée du salut,
C’est ta chatte mouillée que viennent sécher mes lèvres,
Tout en la ciselant comme fait un orfèvre.
C’est tes cheveux défaits privés de bigoudis,
Les larmes d’un soleil qui mutile la pluie,
La rose ensanglantée dans son rouge vermeil,
Et pas un seul nuage pour obstruer le ciel.
C’est ta féminité qui devient masculine
Pour me faire pencher vers des ambiguïtés,
C’est le vice versa de ton corps que je chine
Quand tu l’as déposé dans un vide grenier.
C’est ce bien qui fait mal sans avoir d’importance,
Le silence battu qui exulte d’un cri,
Quand la mélancolie et ses extravagances
Se pendent à un fil privé d’allégorie.
C’est ton ombre meurtrie par des brins de lumière,
Des poses indécentes que je veux partager,
Et ta peau qui décrypte l’odeur de la bruyère
Dans la chaleur d’un corps qui voudrait s’embraser.
C’est le creux de ta main qu’inconsciemment je cherche,
Pour qu’au bas de mon ventre, je puisse la poser,
C’est le goût insolent de ta fontaine fraîche,
Où je bois par délice, à petites gorgées.
C’est tes yeux souriants mais remplis de tristesse
Lorsque tu fais le deuil des fragments de ta vie,
C’est la pause factice, l’arrêt de ta jeunesse,
La fin d’une chanson privée de mélodie.
C’est une ‘’vérité’’ remplie de ‘’fausses’’ notes,
Le parfait désaccord avec la partition,
C’est la lettre d’amour qui est bourrée de fautes,
Le tiret qui renonce à être un trait d’union.
La lave du volcan dans ton palais de glaces,
Et les rouges cerises que tu n’as pas cueillies,
Le chemin inconnu que tu suis à la trace
Sans savoir où il va et où il te conduit.
Claude écrit le 8 Août 2023
|