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Exil du mal
Tous les mots paupérisent les trames de la nuit,
Avec dans leur instinct quelques pensées rebelles,
Le silence s’épuise, sans la horde d’un bruit
Où seuls quelques violons déflorent des crécelles.
La pleine Lune s’exile dans l’ombre d’un nuage,
En bas, les astronomes cherchent des théorèmes,
Quelques météorites, ces pierres de la nuit
Sertissent leur écrin dans l’oubli de leur gène.
Le jour se désaltère aux gouttes de rosée,
Les grappes du soleil commencent leurs vendanges,
Pourtant Adam et Eve viennent d’être chassés
De ce Jardin d’Eden où leur amour dérange.
Du sang vient de jaillir des paumes innocentes,
La guerre est arrivée jusqu’aux jardins d’enfants,
Le parfum de la paix soudainement s’évente
Et sur les champs de ruines, on sème du néant.
Les Fleurs du mal, en vain recherchent leur racine,
Baudelaire fait pousser des rimes à foison,
Les poètes sont faits pour que leurs doigts dessinent
Des prairies sans jonquilles et des toits sans maisons.
Le sommeil s’abandonne à des rêves complices,
Lorsque le corps se glisse dans le lit du printemps,
Une étoile s’allume, au bord du précipice
Pour éclairer la robe d’un cheval alezan.
Claude
écrit le 31 Janvier 2024
(peinture de Gustave Klimt : ''Les larmes d'or '')
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