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Te souviens-tu…Fragile ?
Te souviens-tu…Fragile ?
Il y avait des iles, des lagons de douceur,
Le battement des cils des baigneuses dorées
Et leurs seins prometteurs.
Te souviens-tu Fragile ?
De leur ventre nubile offert à nos douceurs,
Des amours juvéniles qui auraient pu durer…
C’était ça le bonheur.
Te souviens-tu…Fragile ?
De ce moment fébrile juste avant la lueur,
Instant indélébile où tout a basculé,
C’était vers les quatre heures.
Te souviens-tu Fragile ?
De Sarah et Cécile avec leurs yeux rieurs ,
Insouciantes et agiles, s’amusant dans les près
Elles cueillaient des fleurs.
Te souviens-tu Fragile ?
Il était inutile de se sauver ailleurs,
Même les plus agiles n’ont pas pu échapper
Aux rayons de chaleur.
Te souviens-tu Fragile ?
De nos corps qui vacillent dans les champ de l’horreur,
Cet éclair aveuglant qui dans le ciel brillait
Nous remplit de terreur.
Te souviens-tu Fragile ?
On marchait dans la ville qui changea de couleur,
C’était au mois d’Avril, quand nous a survolé
Cet oiseau de malheur.
Te souviens-tu fragile ?
Nous, on était tranquilles dans nos moites tiédeurs,
Nos terres étaient fertiles quand ils les ont brûlées
Avec nos laboureurs.
Te souviens-tu Fragile ?
On lisait l’ Evangile, on croyait au Seigneur,
Fini nos campaniles, dessus ils ont largué
La haine de leur cœur.
Te souviens-tu Fragile ?
La seconde immobile où nous avons eu peur,
Leur atomique pile, ils l’avaient balancé,
C’était pas une erreur.
Te souviens-tu Fragile ?
Ils se croyaient virils nos exterminateurs,
L’homme cet imbécile n’est en réalité
Qu’un banal fossoyeur.
Te souviens-tu Fragile ?
Colosse aux pieds d’argile, voilà ta vraie valeur,
Quand les troupes défilent, de les voir parader,
Moi j’avoue que j’ai peur.
La Guerre, il ne faut jamais lui foutre la Paix
Claude écrit le 18 Octobre 2018
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