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HELENE (L'enfer en vers) - repost

le lundi 11 mars 2024, à 14:44. Posté par Philip de Berg


    (Un poème avec la seule voyelle E)

    DRAME ANTIQUE

    Sous titre :
    Eh ! Le E est enlevé, et les Grecs espèrent !

    L’HISTOIRE :
    Du haut de l’Olympe, Zeus jette un regard sur le monde. Il a envoyé Phoebus combattre le serpent Python, gardien de l’oracle de Delphes. Mais fatigué, il a confondu Phoebus et Thésée, envoyant ce dernier aux Enfers, puis combattre la cité de Delphes. Dans le même temps, Zeus est courroucé de l’attitude, sur Terre, de Pâris qui retient prisonnier Hélène et lui fait croire de son époux Thésée ne reviendra jamais. Mais le retour de Thésée empêchera la guerre de Troie.

    LES PERSONNAGES :
    Hélène : Fille de Zeus. Epouse de Thésée avant qu’il ne parte pour les Enfers
    Thésée : Roi-fondateur d’Athènes. Est descendu aux Enfers. Dans l’esprit fatigué de Zeus, Thésée et Phoebus ne font qu’un.
    Pâris : Prince TROYEN. Il enleva Hélène, ce qui déclenchera la Guerre de Troie.
    Hector : frère de Pâris. Héros troyen.
    Electre : servante d’Hélène
    Zeus : Dieu de tous les dieux grecs

    ACTE I

    SCENE I :
    (Sur l’OLYMPE) :
    ZEUS soliloque après avoir appris que le dieu Phoebus (Apollon) venait de poursuivre le serpent Python et, de son arc redoutable lui avait porté un coup mortel)

    « Sa beauté et son allégresse,
    péché d'adolescent et de jeunesse,
    son arc et ses flèches,
    tuèrent le serpent monstrueux »
    La terreur des gens heureux »

    SCENE II :

    Les chœurs célestes de l’Olympe :

    - Tremble, mer Egée ! Thésée est né !

    (Sur TERRE – Dans la Ville de TROIE, près des remparts)
    PÂRIS :
    - C’est prêt ! Le temple d’Ephèse
    Est pénétré de rêves essentiels.
    Et près de Delphes est l’effervescence.

    HECTOR :
    - Et Thésée ?

    PÂRIS :
    - Les pensées de Thésée ne désertent.
    Thésée, le chef est en Crète,
    Et tente de s’en prendre en
    D’extrêmes prétextes.

    HECTOR :
    - En Crète ? Et…Hélène ?

    PÂRIS :
    - Hélène ! Elle est le Léthé
    Et mène tempêtes et éléments,
    Secrets renversements
    De tendresse et de tremblements.

    HECTOR :
    - Elle est l’ester effréné
    De cette Grèce hébétée.

    SCENE IV :
    (Hélène apparait, suivie de sa servante, à l’entrée du Palais)

    PÂRIS :
    - Entre, Hélène !

    HELENE (désemparée, elle cherche des yeux sa fidèle servante) :
    - Electre ! Electre ! Est-elle… ?

    ELECTRE (la servante)
    - Je me lève et te sers !

    HELENE (De plus en plus troublée et voulant fuir) :
    - Je me mens ! J’entends, désespérée le lent Thésée près de ces hères et de ces grecs, blême et sévère. Je rentre !

    (Elle se dirige vers la porte)

    PÂRIS :
    - Reste, femme éternelle,
    Le vent s’empresse de prendre,
    Et révèle le prétexte
    De cet éternel enlèvement.

    SCENE V :
    (Sur l’OLYMPE) :

    ZEUS (courroucé d’entendre, sur Terre, le propos de Pâris) :
    « Ni Apollon, ni Phoebus, ni Diane,
    On ne peut se comparer à ces dieux et ces arcanes,
    Simplement être soi, humain avec un cœur qui bat,
    A l'unisson, entendre les sons sans comparaison. »

    (fin de l’Acte I)

    ACTE II

    SCENE I :

    HECTOR (chuchotant à l’oreille de Pâris) :
    - Frêle sentence que cette tête
    De femme légère
    Que préfère Thésée !

    PÂRIS :
    - C’est elle !
    Elfe céleste et éthéré,
    Ses cendres sèment
    L’essence de ses rêves enfermés
    Et le terne serment de ses restes.

    HECTOR (A voix haute) :
    - Peste ! Elle est frêle...
    Et elle est belle !

    SCENE II :
    (Hélène est revenue sur ses pas)

    HELENE :
    Sentence ? Thème ?
    Et quel est ce secret ?

    PÂRIS :
    - Te rendre belle, Hélène.

    HELENE :
    - Belle ?
    (Elle ricane douloureusement)
    Etre perte de cette plèbe et de ses rêves !
    Est-ce l’enfer ? Le vent se lève,
    Et espère les regrets
    Exécrés de ces lèvres
    Et de ces cervelles de fer ?

    HECTOR (la prenant par l’épaule, plein de compassion) :
    - Hélène, ce rêve, enferme-le !

    SCENE III :
    (Sur l’OLYMPE) :

    ZEUS (Qui a suivi toute la scène) :
    Cette sérénité aux vents qui soufflent en tempête,
    Parfois on l'entend dans l'écho qui s'y prête,
    Au futur des émois au fin fond de nos têtes.

    SCENE IV :

    ANDROMAQUE (qui apparait, attirée par le bruit) :
    - J’entends cette présence,
    Cette dégénérescence extrême !
    De quel degré est le thème, frère ?

    PÂRIS (chuchotant à l’oreille d’Hector de se lancer dans un mensonge improvisé) !
    - Elle est prête et ne se vexe !

    HECTOR :
    - Je te le révèle,
    C’est l’enchevêtrement
    De ce temps lent, tellement lent.
    Cherche les serments
    Présentés des grecs
    De Thèbes et de l’Est.

    ANDROMAQUE (montrant qu’elle n’est pas dupe) :
    Cette recherche est
    Exempte de prétexte,
    Frère !

    HECTOR (se montrant franc avec sa sœur) :
    Hélène, erre et ne désespère,
    Être sélène et éphémère.
    En selle ! Serre et prend les rênes
    Et révèle le geste extrême.

    Ces gemmes berbères lèvent les secrets
    Et ces relents mêlés de cendres.
    Les sentes de l’été,
    Sèment les serments rejetés.

    HELENE (soudain affolée, s’adressant à tous)
    - Et Thésée ? Et le serpent, le serpent !

    (fin de l’Acte 2)

    ACTE III
    Thésée-Phoebus combat aux Enfer.
    A Troie, Pâris tente de convaincre Hélène de la mort de Thésée et de déclarer guerre à Thèbes.

    Scène I :
    (Sur l’OLYMPE)
    ZEUS (surveillant le combat de Thésée-Phoebus avec Python le serpent) :
    « Ses aventures sont si nombreuses avec les muses,
    les nymphes et aussi les mortelles dont il abuse,
    la légende dit qu'il manquait de respect,
    lui faisait des actes de violence en cet aspect »

    Scène II :
    (Aux Enfers)
    THESEE
    - Ecervelées effervescences
    Elevez ces terrestres tempêtes
    Que reste ?
    Fendre et reprendre Thèbes !
    Tremblent les Temples de fer !
    Piètres et fières fées ! Elles espèrent
    Mettre l’excellence rebelle
    En rêves et se vendre.
    Le vent se lève et rend
    Ces sesterces semées.
    Et le Temps s'étend, présent !

    ZEUS :
    « Cet exploit remplit sa force et sa gloire,
    il devint fier et orgueilleux à cette histoire,
    il provoqua la colère de Jupiter,
    qui l'envoya en exil sur une lointaine terre,
    garder les troupeaux avec un cache misère »

    PÂRIS (insistant) :
    - Cède, Hélène !
    Et séquestre Thèbes,
    Cette Terre sèche.

    Hélène ! Le dé est fêlé.
    Reste et espère,
    Etends tes semelles,
    Thé et menthe se mêlent.

    Terre ! Enfer ! Emergez !,
    L’éphèbe d’ébène se vend.
    Hélène épelle en déférence
    Le prétexte de le pendre.


    HECTOR :
    - Hélène,
    De Géhennes en enfermements
    Tente, échevelée,
    Tes effervescences tellement réelles.

    Et crèvent les frêles pensées,
    De ce Verbe vénéré !
    Le Temps dresse
    Cette verve effrénée.

    Scène III :
    THESEE (Qui vient de vaincre le Serpent) :
    - En enfer,
    Le dément désespéré égrène l’éternelle perte.
    C'est Thésée, frère de Grèce

    ACTE IV
    (A Troie – Dans le palais de Pâris)

    PÂRIS (faisant croire à la mort de Thésée) :
    - Hélène, Thésée erre en Enfer
    Venge- le !
    Et de Thèbes,
    Serre le fer de l’épée !

    ZEUS (se réjouissant de la victoire de Thésée qui arrive à Troie) :
    « Sa descendance ne se compte pas, au millier de ses conquêtes, Phoebus ou Thésée comparé au dieu Apollon, cherche encore la quête ».

    THESEE :
    - Hélène !

    HELENE (se précipitant dans les bras de Thésée) :
    - Thésée !

    PÂRIS (à voix basse et avec amertume) :
    - Hélène et Thésée s’élèvent.
    Les grecs espèrent.

    ELECTRE :
    - Tendresse et tempêtes,
    Perplexes sénescences,
    Hélène est mère, bête
    Et Clémence mêlées.

    (Le rideau se ferme sur Hélène et Thésée, enlacés)

    THE END

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commentaires ( 12 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (Jardin de Lune) le lundi 11 mars 2024, à 15:00
Il y a quelque jours, nous avions tous apprécié le poème de Marie-Paule "Jeu poétique" avec plein d'homophonies amusantes.
Ca m'avait donné l'idée de reposter mon ancien vrai-faux drame antique, avec la seule voyelle E.
Comme je n'ai pas l'inspiration cet après midi, j'en profite pour ce repost.
Mais, petite anecdote amusante :
Alors que je vous livre ici la version définitive (seuls les intermèdes où parle Zeus, le dieu des Dieux, on toutes les voyelles de l'alphabet, mais c'est volontaire) je postais au départ avec par-ci, par là une autre voyelle que le "e" et, je crois me souvenir que Patricia (ImparfaitLibre) et Loïc, n'arrêtaient pas de me dire "Eh, non Philip, il reste encore d'autres voyelles que le "e" ! Arriver au résultat final ne fut pas évident du tout !
Bonne lecture, aussi loufoque que soit ce "drame antique" (sourires) !

mariepaule le lundi 11 mars 2024, à 18:03
Coucou Philip ben ben un sacré exercice et surtout avec cette rigueur que de me mettre que la voyelle E.

Pour en avoir fait un il y a pas ma d'années je sais que cela n'est pas évident...

Hélène n'a pas eu la vie facile ' géhenne et enfermement"

Elle a peut-être la beauté mais toi tu la mets comme une mère bête...

Bravo Philip
Gros bisous
Marie

C'est une pièce de théâtre qui m'a donnée du fil à retorde car la mythologie j'aime mais j'ai du aller sur internet pour connaitre certains Dieu

Philip (Jardin de Lune) le lundi 11 mars 2024, à 19:15
@ MARIE-PAULE :
Coucou Marie.
La 2ème chose qui me fut difficile fut que, "écrasé' par la contrainte de ne mettre que des mots ne comportant que la voyelle "e" - et il ne faut pas croire, il n'y en a pas des tonnes, après ça il me fallait bâtir quelque chose, qui avait l'apparence d'une petite pièce de théâtre - mêùe si c'était pour de rire bien sûr - mais qui voulait quand même dire quelque chose et avec une cohérence avec les personnages mis en scène et l'histoire mythologique de l'Antiquité grecque.
Dernier détail, dans l'avant dernière ligne de la dernière réplique "Hélène est mère, bête" ce n'étais pas de bêtise dont je parlais mais de l'animalité qui reste toujours un peu en chaque être humain.
Bonne soirée et gros bisous, Marie.

imparfaitlibre le mardi 12 mars 2024, à 08:49
coucou Philip,

Tu as effacé mon com?
Belle journée à toi
Bises

Philip (Jardin de Lune) le mardi 12 mars 2024, à 08:51
@ IMPARFAITLIBRE :
Chère Patricia.
OUPS ! AH LE MALADROIT, Je viens d'effacer par erreur au lieu de cliquer sur "aller sur ce poème ton com' !
Bon je venais de le reliire....
...bingo ! Tu as l'oeil, comme à chaque fois !
Eh oui, il y avait une autre voyelle que le "e" qui trainait. Bravo.
Bon, il est vrai que cet écrit, à l'époque, m'avait quand même donné du fil à retordre.
Ce n'était pas évident, mais j'étais parti dessus, il me fallait terminer.
Bon c'était un amusement, donc il n'est pas nécessaire de lire ou relire les textes de l'Antiquité grecque. Un prof d'histoire de l'Antiquité crierait certainement au sacrilège...alors que nos grands écrivains des pièces classiques (Corneille, Racine...) eux écrivaient avec grand sérieux...oui mais....avec toutes les voyelles, ah ah ah ! (sourire).
En me pardonnant pour ce clic malheureux d'effaçage du com', je te souhaite une très belle journée, Patircia. Bises.

Philip (Jardin de Lune) le mardi 12 mars 2024, à 08:53
"Tu as effacé mon com?
Belle journée à toi
Bises"
Ah, à la minute même tu allais sur mon site et j'étais en train de te répondre !
Désolé ! Bises.

Susan*Coquelicot* le mardi 12 mars 2024, à 09:11
Coucou Philip
L'exercice est très difficile et trop dure pour moi ..
Je te dis bravo pour ce défi où tu nous contes une histoire qui a du sens !
Gros bisous

imparfaitlibre le mardi 12 mars 2024, à 09:27
Coucou Philip,
Tu es pardonné et tout excusé surtout que cela m'est arrivée aussi en revenant ici pour un com de Rachelle mais comme j'ai toujours plusieurs pages d'ouvertes, j'avais pu récupérer le com sur une autre page!
Oui que cet exercice était difficile et combien de fois il a fallu revoir nos copies!!!
J'avais aussi écrit un poème mais sans la lettre "I", je le posterai bientôt.
Gros bisous et encore une fois "je te pardonne"!!! (rire)
Belle journée à vous deux

Philip (Jardin de Lune) le mardi 12 mars 2024, à 13:23
@ Patricia :
Ouf ! Tous es rentré dans l'ordre.
Alors comme ça tu vas poster un poème sans "i".
Un beau défi intéressant !
Bel après-midi. Gros bisous.

Philip (Jardin de Lune) le mardi 12 mars 2024, à 13:25
@ SUSAN :
Il suffit d'un peu de patience, juste ça (et pourtant, tu sais très bien que je ne suis pas très patient (sourires) !
Si l'histoire a du sens ? Euh ...en apparence seulement ! Mais comme je dis "c'est pour de rire !"
Gros bisous.

vertflo le mardi 12 mars 2024, à 21:59
Bonsoir Philip

Hé bé ! c'est ce qui s'appelle se prendre la tête avec le e, de quoi se faire des nœuds.
J'avoue que ma pauvre culture sur l'antiquité Grecque a eu du mal à comprendre toute cette histoire (rire)
Tous ces personnages qui semblent marcher sur des ''œufs'' quand ils parlent et toutes ces scènes qu'ils se font...Scènes dont j'ai pris Acte bien sûr...
Je t'aveau qu'à la fin lorsque le rideau est tombé, moi j'ai failli tomber aussi de ma chaise, ne sachant plus où j'étais...
Un acte de plus et je m'endormais (rire)
Je commençais à bailler aux CORNEILLE(s)

Trêve de bêtise, chapeau pour cet exercice à la fois littéraire et théâtral.
A propos de ''théâtre'', j'ai noté dès le début dans ta présentation que Zeus aimerait bien tailler Pâris en ''pièces''.
Je te fais remarquer au passage que j'ai passé un bon moment à lire ta pièce.
Au moins ''Troie'' fois §
Je suis quand même un peu déçu car à la fin je m'attendais à ce que Hélène dise à Electre : '' va te faire voir chez les Grecs ! ''
Ou alors Electre aurait pu dire à Hélène qu'elle était une poire... une belle Hélène.
Bon, j'arrête mes conneries .

Je te souhaite une bonne fin de soirée.

Bien à toi
Claude

Philip (Jardin de Lune) le mercredi 13 mars 2024, à 11:16
@ VERTFLO
Cher Claude, ton commentaire est plein de det humour qui te caractérise, notamment avec l'usage de jeux de mots (il en est un autre qui excelle dans le genre et qui est un ami : RAINBOW (Pierreà
Ce que tu appelles "tes co...ries" m'a beaucoup fait rire !
Ce n'était pas la peine d'être expert ou même amateur en théatre antique ou histoire de la grèce ancienne et ses légendes pour lire ce texte-gag.
Bon, si ça t'a fait sourire, le but a été atteint
Amitiés, Claude

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