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entubé
c’est le mot juste
privé de parole
spolié de sa mort
réduit à sa souffrance
chair à sciences
seul
en conscience
bruissant de silence
combat inégal
un contre cent
institution sans constitution
à l’arme blanche
découpé en morceau
machination
des machineries
qui rient
de se voir si belles
miroir
aux scapulettes
tout sourire
pour faire mourir
les gens de peu
à petit feu
tout ces yeux autour
fermer, ouvrir les miens
communiqués en morse
une brève, deux longues
fermer mes yeux
ne plus les ouvrir
a quoi bon tout ces yeux
ce n’est pas du jeu
impuissant à parler
paroles sans son
mots si pleins
ce vide en moi
ces mains immobilisées
impuissantes
rejoindre les autres mains
présentes
servantes
secourables
impuissantes à me secourir
tout est sans lendemain
tenir jusqu’au petit matin
c’est pas malin
même ma prière
est poussière
Ah si j’avais ma rapière
toute ces tuyères
seraient hachées
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