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Une goutte innocente qui trouble l’esprit,
Une goutte de trop à chaques secondes de ma vie.
Une goutte devenant mortel à forte consommation,
Une goutte mortel pour moi, car régulièrement abreuvé,
De cet élixir, traître, brouillant toute mes questions,
Noyant tout mes soucis, mes angoisses, en une gorgée.
Personne n’a compris pourquoi j’en suis arrivé là,
Personne ne m’a empêcher de continuer dans cette voie.
Maintenant tout le monde sait, vraiment, à quoi je pense,
Cette fois tout le monde comprend pourquoi cette dépendance.
Mais là il est trop tard pour revenir en arrière,
Là je suis trop loin pour ressauter la barrière.
Plus qu’une goutte dans mon verre qui ne saurait tarder
A rejoindre toutes les autres circulant dans mon sang.
L’effet de l’alcool tout doucement va monter,
M’emporter dans la brume qui tombe lentement.
Rien ni personne me fera revenir
Sans cette drogue je ne sais comment m’en sortir.
Mon âme enveloppé dans cette douce vapeur,
Avec ou sans ça tout doucement je me meurs.
Une goutte meurtrière qui a détruit ma vie,
Une goutte, la dernière, aguichant mon esprit.
Une goutte m’emmenant dans une mort certaine,
Une goutte plongeant les autres dans une éffroyable peine.
Alors elle s’en prendra à quelqu’un d’autre que moi,
Sa tâche fini, ira voir quelqu’un d’autre et dira « bois ».
Un cercle vicieux où chaque personne est victime,
Le plus grand assassin de tout les millésimes,
Tueur que l’on paye sans avoir aucune honte.
Tout ces mots ne changent rien puisque dans le ciel je monte,
Mais ces mots, certainnement, toucheront bien un jour quelqu’un,
Qui le raisonneront à ne pas perdre pied,
Qui l’empècheront d’aller plus vite vers la fin
Car l’alcool ne vaut rien, sauf pour être tué.
Par expérience je peux, vous le dire d’arrêter,
Pour moi c’est trop tard, je n’ai pu l’éviter.
Personne ne m’a dit tout ces mots, ces conseils,
Alors moi je vous le dit pour ne pas faire pareil.
Si je n’avais pas commencé je serais toujours là
Avec mes proches, mes amis, ma famille, ma vie.
Au lieu de ça je les ai bléssé d’une balle qui ne tue pas,
La souffrance d’un échec que je regrette aujourd’hui.
Je m’endors, oui, mais pour la dernière fois,
Laissant les autres à l’agonie pendant toute une vie.
Si j’avais réfléchi je ne dirais sûrement pas tout ça,
Mais merci d’avoir tout lu et bonne chance pour votre vie.
09/05/04

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