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Un barbelé, des ronces, peut importe ce que c’est,
Mais ils s’enroulent, transpercent mon coeur, le faisant saigner,
De part et d’autre, je souffre de mes plaies,
Et celles qui restent sur mon corps me rappellent la durée.
Je souffre depuis bien trop longtemps à présent,
Peu de gens le sentent, mais maintenant,
Il est temps d’enfin tirer ma révérence,
D’avouer que m’on adversaire m’a vaincu.
J’aurais au moins lutté, soutenu ma vengeance
Mais à bout de souffle, je n’en peut plus.
Ne verser pas de larmes sur ma mort
Qui pour moi est une délivrance de ma vie,
Priez pour mon âme, n’ayez pas de remords.
Personne n’est coupable à part bien sur ma vie,
Qui ne voulait pas de moi et m’a poussé dans ce précipice,
Continuer comme ça, survivre, serait un vrai supplice.
Abréger mes souffrances, sans avoir de regrets
Car ma vie en elle même longtemps en fut un.
J’ai tout de même peur de lacher cette main
Qui me tient la tête hors de cette eau glacé.
J’aimerais quitter ceux qui depuis longtemps j’aime
Et rejoindre enfin tout ceux que j’ai aimé.
Egoïste ou lache voila le problème,
Choisir une de ces solutions pour en terminer.
Sachant que ma vie me pousse au cimetière,
Ma lutte n’est qu’un suicide car je ne suis qu’éphémère
Je repousse le moment mais en souffre énormément,
Je ne sais plus pourquoi, cela remonte à longtemps
Alors dois-je souffrir et vivre ?
Ou bien finir et mourir ?
Ne pas tourner la page mais fermer le livre ?
Ou ce que les autres espèrent : revivre.
01/06/04 a l’H. St Croix

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